Un Arabe israélien tué par balles dimanche, le second de la journée
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Un Arabe israélien tué par balles dimanche, le second de la journée

Les dirigeants arabes accusent la police de négliger leurs communautés : "si les victimes étaient juives, la réaction et la prise en charge seraient différentes", dit Ahmad Tibi

Illustration : La scène d'une fusillade au volant d'une voiture dans la ville arabe israélienne d'Umm al-Fahm qui a blessé un garçon de 14 ans, le 26 décembre 2018. La voiture blanche au centre était la cible de la fusillade, a indiqué la police. (Capture d'écran de Hadashot TV)
Illustration : La scène d'une fusillade au volant d'une voiture dans la ville arabe israélienne d'Umm al-Fahm qui a blessé un garçon de 14 ans, le 26 décembre 2018. La voiture blanche au centre était la cible de la fusillade, a indiqué la police. (Capture d'écran de Hadashot TV)

Un Arabe israélien a été tué par balles dimanche soir dans la ville de Baqa al-Gharbiya, dans le nord du pays, selon les services d’urgence. C’est la deuxième personne tuée le même jour, dans la même communauté.

Les circonstances de la fusillade ne sont pas encore claires. L’homme de 35 ans a été transféré d’urgence à l’hôpital, mais son décès a été prononcé à son arrivée.

Ce décès survient après qu’un autre Arabe israélien a été tué par balles dimanche matin par un tireur masqué, devant chez lui, à Tamra.

Après les fusillades, le député arabe israélien Ahmad Tibi a accusé la police israélienne de négliger les communautés minoritaires.

Le député de la Liste arabe unie Ahmad Tibi à la Knesset le 23 octobre 2017 (Alster/FLASH90)

« La police a réussi dans les villes (juives) de Netanya et de Nahariya, mais n’a pas investi les mêmes efforts dans les villes arabes », a déclaré Tibi.

« Il y a de la colère, et l’excuse des problèmes budgétaires est insensée. Si les victimes étaient juives, la réaction et la prise en charge seraient différentes », a-t-il dit.

Dans l’incident de Tamra, on peut voir sur les images d’une caméra de sécurité, Wissam Jawdat Yasin, 44 ans, en train de parler au téléphone lorsqu’une voiture s’arrête près de lui. Un homme en sort et ouvre le feu à bout portant à plusieurs reprises.

L’attaquant retourne alors dans le véhicule et le conducteur, un complice, s’enfuit.

Yasin a été grièvement blessé et évacué vers l’hôpital Rambam de Haïfa, où les médecins ont prononcé sa mort.

La police a ouvert une enquête et déclaré qu’à ce stade, « l’origine de cet incident est indéterminée ».

Wisam Jawdat Yasin, originaire de la ville de Tamra, dans le nord d’Israël, qui a été tué par balle le 19 mai 2019 (Autorisation)

Des dizaines d’habitants ont manifesté sur les lieux du drame pour protester contre ce qu’ils considèrent comme la négligence de la police face aux crimes commis dans la ville. La municipalité de Tamra, pour sa part, a appelé à une grève générale dimanche.

La ville a été dernièrement le théâtre de nombreux crimes violents, et notamment de vols à main armée et de fusillades chez des particuliers et dans des entreprises. La police patrouillerait 24 heures sur 24 dans la municipalité, une initiative qui s’avère insuffisante pour empêcher les violences.

Selon le site Ynet, un proche de Yasin aurait indiqué que la victime avait ouvert une joaillerie il y a quelques jours.

« Nous sommes surpris et nous ne savons pas pourquoi il a été assassiné », a dit ce proche qui n’a pas été identifié. « Il n’y a aucune raison d’assassiner un homme respecté qui n’était impliqué dans aucun conflit. La police doit appréhender les meurtriers dans les meilleurs délais et ne pas prendre cette affaire à la légère. Si les assassins ne sont pas arrêtés, ils vont continuer à tuer ».

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