Un Bahreïni écope de 3 ans de prison pour avoir brûlé un drapeau israélien
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Un Bahreïni écope de 3 ans de prison pour avoir brûlé un drapeau israélien

La Cour d'Appel suprême a condamné le prévenu pour organisation d'un rassemblement illégal ; les Bahreïnis accusent leur gouvernement de tenter de satisfaire Israël

Illustration : Des Marocains brûlent le drapeau israélien lors d'une manifestation contre le plan de paix américain pour le Moyen Orient dans la capitale Rabat, le 9 février 2020. (Crédit :  FADEL SENNA / AFP)
Illustration : Des Marocains brûlent le drapeau israélien lors d'une manifestation contre le plan de paix américain pour le Moyen Orient dans la capitale Rabat, le 9 février 2020. (Crédit : FADEL SENNA / AFP)

Un tribunal bahreïni a condamné un homme à 3 ans de prison pour avoir organisé une émeute durant laquelle il a incendié un drapeau israélien, selon les médias locaux.

La Cour d’Appel suprême a rejeté la requête de ce Bahreïni, qui a été condamné pour l’organisation d’un rassemblement illégal et émeutes, entre autres chefs d’accusation.

Lors d’une manifestation pro-palestinienne en mai dernier, l’accusé et 10 autres personnes ont bloqué les rues à l’entrée du village d’Abu Saiba en allumant un feu au milieu de la route et y brûlant un drapeau palestinien, selon les médias bahreïnis.

L’homme n’a pas été identifié.

Plusieurs organes de presse locaux ont souligné que cette condamnation avait suscité un tollé sur les réseaux sociaux, les utilisateurs bahreïnis accusant leur gouvernement de tenter de satisfaire Israël dans un contexte de dégel entre Manama et Jérusalem.

Le ministre des Affaires étrangères israélien Israel Katz et son homologue bahreïni Khalid bin Ahmed Al-Khalifa, (à droite), posent pour une photo au Département d’Etat à Washington, le 17 juillet 2019. (Autorisation)

Si Israël entretient des relations diplomatiques avec seulement deux Etats arabes, l’Egypte et la Jordanie, certaines percées ont été observées avec Bahreïn et d’autres pays du Golfe ces dernières années, au regard de leur hostilité commune envers l’Iran.

En décembre dernier, le grand rabbin de Jérusalem Shlomo Amar s’est rendu à Bahreïn où il a rencontré le roi de cette nation du Golfe ainsi que des chefs religieux du Qatar, du Koweït, de Jordanie, du Liban, d’Égypte, de Russie, des États-Unis, de l’Italie, de l’Inde et de la Thaïlande.

Au mois d’octobre, la responsable du ministère des Affaires étrangères israélien Dana Benvenisti-Gabay avait assisté à une conférence sur la sécurité au Bahreïn lors d’une rare visite officielle.

En juin, le Bahreïn avait accueilli une conférence organisée par les Américains durant laquelle l’équipe chargée de la paix de l’administration du président Donald Trump avait dévoilé le volet économique de sa proposition de résolution du conflit israélo-palestinien.

Tandis qu’aucun Israélien n’y avait assisté, un certain nombre d’hommes d’affaires et de journalistes du pays avaient été invités lors de ce sommet.

Le ministre des Affaires étrangères du Bahreïn, Khalid bin Ahmed Al-Khalifa, avait pour sa part déclaré au Times of Israël lors de la conférence qu’Israël « est un pays de la région… et qui y restera, bien sûr ».

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