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Un civil israélien rapatrié après être entré au Liban il y a quelques semaines

De nombreux détails du dossier restent inconnus ou sont classifiés - notamment la raison pour laquelle cet Arabe israélien a décidé de traverser la frontière

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un soldat israélien ouvre les portes du poste frontière de Rosh Hanikra entre Israël et le Liban dans le nord d'Israël, le 14 octobre 2020. (Ariel Schalit / AP)
Un soldat israélien ouvre les portes du poste frontière de Rosh Hanikra entre Israël et le Liban dans le nord d'Israël, le 14 octobre 2020. (Ariel Schalit / AP)

Un civil israélien a été rapatrié en Israël à travers le poste-frontière rarement utilisé de Rosh Hanikra, jeudi soir, après être entré au Liban il y a plusieurs semaines, a fait savoir Tsahal.

L’homme, un jeune Arabe israélien d’une vingtaine d’années originaire d’un village bédouin dans le Negev, était entré au Liban au début du mois. Il a refusé de préciser à quelle date ou à quel endroit il avait traversé la frontière.

Il reste indéterminé pourquoi il est entré au Liban – même si l’armée a déclaré qu’il avait semblé le faire « de son plein gré » et « volontairement ». L’homme, dont le nom n’a pas été transmis, a des antécédents psychiatriques et un casier judiciaire.

Selon le porte-parole de l’armée israélienne, Ran Kochav, l’homme a été placé en détention au Liban pendant plusieurs semaines. Les responsables israéliens de la diplomatie et de la défense ont, pour leur part, œuvré à obtenir son rapatriement. Le porte-parole a refusé de dire qui avait incarcéré l’homme – s’il s’agissait du gouvernement ou du Hezbollah.

Pour ne pas mettre en péril les négociations, l’affaire est restée secrète jusqu’au retour en Israël de l’homme.

Les pourparlers ont été compliqués par le fait qu’Israël et le Liban sont toujours officiellement en conflit et qu’ils ne communiquent généralement que par le biais d’intermédiaires – les États-Unis ou les forces intérimaires des Nations unies au Liban, des unités de maintien de la paix qui opèrent des deux côtés de la frontière.

« La question était très sensible », a poursuivi Kochav.

L’homme a été escorté par la FINUL de l’ONU jusqu’au poste-frontière de Rosh Hanikra, l’un des rares passages frontaliers entre l’État juif et le Liban.

Il a été remis au Shin Bet en vue d’un interrogatoire.

De nombreux détails restent classifiés en raison de la nature sensible de la relation entre les deux pays.

Au mois de février, une Israélienne avait franchi la frontière avec la Syrie, entraînant des efforts frénétiques à l’international en vue de son rapatriement dans son pays d’origine.

La femme était revenue au sein de l’État juif via la Russie le 19 février dans le cadre d’un accord négocié avec Moscou. Israël avait de son côté libéré plusieurs ressortissants syriens emprisonnés en Israël en échange de cette libération et le pays avait financé, selon des informations, l’achat de vaccins contre la COVID-19 pour la Syrie, pour un montant de 1,2 million de dollars.

La femme, dont l’identité n’a pas été révélée, aurait souffert d’une maladie psychiatrique par le passé.

Elle aurait déclaré aux enquêteurs israéliens qu’elle était « en quête d’aventure ».

Elle a depuis été condamnée à huit mois de prison pour franchissement illégal de la frontière.

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