Un commandant iranien menace de frapper Israël et les US à la « moindre erreur »
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Un commandant iranien menace de frapper Israël et les US à la « moindre erreur »

L'homme a réagi à l'information transmise par le Times of Israel que l'Etat juif et les Etats-Unis avaient convenu de contrer l'Iran en Syrie et en Irak respectivement

Hossein Salami, commandant du Corps des Gardiens de la  Révolution Islamique. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Hossein Salami, commandant du Corps des Gardiens de la Révolution Islamique. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Le commandant des Gardiens de la révolution islamique d’Iran a menacé, jeudi, de prendre pour cible Israël et les Etats-Unis si ces derniers venait à commettre « la moindre erreur ».

Le général Hossein Salami, qui a tenu ces propos dans un discours diffusé en direct sur la chaîne de télévision d’Etat, répondait à une information transmise par le Times of Israel sur des paroles récemment prononcées par le ministre de la Défense Naftali Bennett.

S’exprimant samedi lors d’un événement de campagne dans une synagogue, Bennett a expliqué que les deux pays avaient convenu de travailler en tandem pour empêcher l’Iran de créer un corridor terrestre que le pays pourrait emprunter pour permettre le tranfert d’hommes et d’équipements vers le Liban et la mer Méditerranée, à travers l’Irak et la Syrie.

Salami a déclaré que suite à ces propos, l’Iran attribuerait aux deux pays la responsabilité de toute action militaire entreprise contre la république islamique.

« Si vous faites la moindre erreur, nous vous frapperons tous les deux », a-t-il dit, selon Reuters.

Il a également averti l’Etat juif de ne pas compter sur les Etats-Unis, a fait savoir la chaîne iranienne Press TV.

« Vous devriez plutôt regarder la mer parce qu’elle sera votre lieu final de résidence », aurait-il dit, selon des informations.

Le ministre de la Défense Naftali Bennett assiste au lancement de la campagne de l’alliance politique de droite Yamina, le 12 février 2020. (Tomer Neuberg/FLASH90)

Salami s’exprimait lors d’une cérémonie qui marquait le 40è jour de la mort du commandant des forces Al-Qods des Gardiens de la révolution, Qassem Soleimani, qui a été tué aux côtés du leader de milice irakien Abu Mahdi al-Muhandis, le 3 janvier, dans une frappe aérienne à Bagdad.

Jeudi matin, un porte-parole des Gardiens de la révolution avait averti que la mort de Soleimani mènerait à la « libération » de Jérusalem.

« L’assassinat lâche et veule du commandant Soleimani et d’Abu Mahdi al-Muhandis mènera à la libération de Jérusalem par la grâce de Dieu », aurait déclaré le major-général Ramazan Sharif, selon l’agence de presse Tasnim.

Sharif aurait indiqué que la mission de Soleimani avait été de soutenir l’opposition armée à Israël.

« Son martyr a également été une aide apportée à cette cause », aurait dit Sharif, selon l’agence de presse Mehr.

Le commandant principal des Gardiens de la révolution, le général Qassem Soleimani, (au centre), assiste à une réunion avec le Guide suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei (hors cadre) et les commandants des Gardiens de la révolution à Téhéran, Iran, le 18 septembre 2016. (Bureau du Guide suprême iranien via AP)

La République islamique a menacé Israël de manière répétée ces dernières semaines.

Au cours du week-end, l’ex-chef des Gardiens de la révolution, Mohsen Rezaei, avait dit à la chaîne de télévision al-Mayadeen, affiliée au Hezbollah libanais, que l’Iran cherchait une excuse pour attaquer Israël et « raser Tel Aviv ».

« Si les Etats-Unis font quelque chose, nous pourrons l’utiliser comme prétexte pour attaquer Israël parce qu’Israël a joué un rôle dans le martyre du général Soleimani, », a-t-il dit, attribuant à l’Etat juif la responsabilité d’avoir dit aux Américains où se trouvait Soleimani.

L’ancien chef des Gardiens de la révolution Mohsen Rezaei (Crédit: AP Photo/Vahid Salemi)

Rezaei, secrétaire du puissant conseil des opportunités iranien, est considéré comme un haut-politicien et un conseiller du chef suprême, l’Ayatollah Ali Khamenei.

Au mois de janvier, il avait menacé Israël en disant que l’Iran détruirait Haïfa et les « centres militaires israéliens » pour se venger de Soleimani.

Suite à une frappe au missile iranienne sur une base américaine en Irak et à des menaces iraniennes répétées, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a, pour sa part, mis en garde Téhéran contre d’éventuelles attaques contre l’Etat juif.

« Nous restons déterminés contre ceux qui en veulent à nos vies. Nous avons de la détermination et de la force. Ceux qui tenteront de nous attaquer subiront en retour un coup écrasant », a-t-il déclaré lors d’une conférence organisée le mois dernier à Jérusalem.

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