Rechercher

Un couple gay israélien découvre que leur bébé né par GPA n’est pas le leur

Des tests génétiques de routine ont montré que l'enfant né au Népal ne vient pas des spermatozoïdes que le couple a fourni

Sue Surkes est la journaliste spécialisée dans l'environnement du Times of Israel.

Des professionnels du Magen David Adom portant des nouveaux-nés nés de mères porteuses népalaises le 28 avril 2015 (Crédit : Autorisation Magen David Adom)
Des professionnels du Magen David Adom portant des nouveaux-nés nés de mères porteuses népalaises le 28 avril 2015 (Crédit : Autorisation Magen David Adom)

Un couple gay israélien a découvert mercredi que le nouveau-né qu’ils ont ramené après avoir eu recours à une mère porteuse au Népal n’est pas génétiquement leur enfant.

Le bébé ne vient pas de l’ovule fécondé par le sperme que le couple avait fourni, a précisé Ynet.

L’agence israélienne de gestation pour autrui Tamuz, qui a organisé le processus pour le couple, a déclaré que l’erreur était un cas rare d’ « erreur humaine », selon le quotidien Haaretz.

Le couple s’était envolé au Népal le mois dernier pour attendre la naissance de leur enfant et ont pris soin de leur fille nouveau-né pendant plusieurs semaines dans l’attente des résultats des tests génétiques de routine. L’erreur a été découverte au cours des tests effectués au Centre médical Sheba de l’hôpital Tel Hashomer, a précisé Haaretz.

Tous les parents israéliens de bébé nés par le biais de la gestation par autrui (GPA) à l’étranger subissent des tests pour prouver que leurs enfants sont bien les leurs. C’est seulement quand les résultats arrivent, après plusieurs semaines, que les parents peuvent officialiser le statut de leurs bébés.

Le couple a dû rendre la petite fille à ses parents biologiques, qui attendaient leur propre enfant né par gestation par autrui dans le même hôpital. Ils attendent maintenant qu’une deuxième mère porteuse donne naissance pour voir si le sperme qu’ils ont fourni a été utilisé pour procréer cet enfant.

Tamuz, qui a opéré ces dernières années dans l’Extrême-Orient, les Etats-Unis et le Mexique – en guidant les parents à travers le processus et en leur fournissant un soutien psychologique – a déclaré qu’une erreur humaine rare a eu lieu dans un laboratoire au Népal.

Commentant l’affaire, la propriétaire d’une agence de maternité de substitution séparée et sans lien en Israël a déclaré qu’elle était sûre que les confusions se sont produites dans les cas de traitements de fertilité au sein d’Israël, mais qu’ « il n’y a pas besoin de tests génétiques, de sorte qu’elles ne peuvent être prouvées ».

Dana Magdassi, la propriétaire de l’agence de Lotus, qui a également travaillé au Népal, a déclaré à Haaretz : « c’est une erreur humaine très grave mais cela ne se passe pas seulement à l’étranger. Je pense que cela se passe beaucoup moins à l’étranger, parce que les médecins savent que, à la fin du processus, il est obligatoire de faire un test génétique, ils sont donc doublement prudents ».

La première loi sur la gestation pour autrui d’Israël a pris la force de loi en 1996 et elle n’a pas été modifiée depuis. Seuls les couples hétérosexuels sont juridiquement en mesure d’utiliser la maternité de substitution en Israël, et il y a beaucoup de restrictions sur qui peut servir de substitut.

Alors que les couples hétérosexuels doivent passer par un processus de comité onéreux afin de se qualifier pour la maternité de substitution, les couples homosexuels sont complètement hors du système. Par conséquent, ils doivent se tourner vers la gestation pour autrui à l’étranger.

En août 2015, le Népal a ordonné l’arrêt des services de la gestation pour autrui commerciale dans le pays himalayen jusqu’à ce qu’il se prononce sur la légalité de la pratique.

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.