Un Démocrate US exhorte l’envoyé d’Iran à convaincre le Hamas de cesser les tirs
Rechercher

Un Démocrate US exhorte l’envoyé d’Iran à convaincre le Hamas de cesser les tirs

Chris Murphy a notamment demandé à Majid Takht-Ravanchi de "dire au groupe terroriste de mettre un terme aux attaques à la roquette visant Israël"

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Le sénateur américain Christopher Murphy assiste à une conférence au troisième jour de la 53e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC) à l'hôtel Bayerischer Hof à Munich, dans le sud de l'Allemagne, le 19 février 2017. (AFP/ Christof STACHE)
Le sénateur américain Christopher Murphy assiste à une conférence au troisième jour de la 53e Conférence de Munich sur la sécurité (MSC) à l'hôtel Bayerischer Hof à Munich, dans le sud de l'Allemagne, le 19 février 2017. (AFP/ Christof STACHE)

Le sénateur Chris Murphy a rencontré mercredi l’ambassadeur iranien aux Nations unies Majid Takht-Ravanchi au cours d’un – rare – entretien entre des responsables américains et iraniens.

« J’ai parlé directement à l’envoyé iranien aux Nations unies, Majid Takht-Ravanchi, de la nécessité pour les Iraniens de s’engager sérieusement et dans les meilleurs délais dans les négociations sur le nucléaire, d’exercer des pressions sur les Houthis pour mettre un terme à la guerre au Yémen, de recommander aux Hamas d’accepter un cessez-le-feu et de mettre un terme aux attaques à la roquette visant Israël, ainsi que de libérer Morad Tahbaz de prison, » a dit Murphy dans un communiqué, en référence à un bi-national américain détenu par le régime islamique, parmi de nombreux autre bi-nationaux – une tactiqu dénoncé par plusieurs pays qui en font les frais.

L’Iran soutient financièrement le Hamas et le Jihad islamique, les deux principaux groupe terroristes dans la bande de Gaza. Le Hamas est à la tête de l’enclave après avoir férocement chassé le Fatah de Mahmoud Abbas en 2006.

Le chef de la force extérieure des Gardiens de la Révolution en Iran a assuré le Hamas et le Jihad islamique palestiniens du soutien de Téhéran à leur guerre contre Israël, avait rapporté dimanche l’agence officielle iranienne Irna.

Dans un entretien téléphonique avec le chef de l’aile politique du Hamas, Ismaël Haniyeh, le général de brigade Esmaïl Qaani a déclaré que l’Iran « se tient aux côtés de la nation palestinienne » et a condamné Israël, à qui il reproche entre autres d’agir « en violation de toutes les lois et conventions internationales », a écrit Irna.

Le général Qaani a aussi appelé le chef du Jihad islamique palestinien, Ziyad Nakhalé, et l’a assuré du soutien de l’Iran au « droit des Palestiniens à combattre l’agression et les crimes de l’armée sioniste », ajoutait l’agence.

Le général Qaani commande la Force Qods (le nom de Jérusalem en persan), unité d’élite de l’armée idéologique iranienne, chargée des opérations extérieures.

Esmaïl Qaani, nouveau chef de la force Al-Qods après la mort de son commandant Qassem Soleimani dans un raid américain sur l’aéroport de Bagdad le 2 janvier 2020. (Crédit : Twitter / Mahdi Bakhtiari)

Le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, a de son côté annulé une visite prévue en Autriche samedi après que le pays a hissé le drapeau israélien sur plusieurs bâtiments officiels en guise de solidarité avec l’État juif alors qu’il combat le groupe terroriste palestinien du Hamas, soutenu financièrement par l’Iran.

Des pourparlers sont en cours dans la capitale autrichienne pour remettre l’accord du nucléaire de 2015 avec Téhéran sur les rails.

Selon le quotidien autrichien Die Presse, le chef de la diplomatie iranienne devait rencontrer son homologue autrichien Alexander Schallenberg.

L’agence de presse autrichienne a déclaré que la porte-parole de Schallenberg, Claudia Tuertscher, avait confirmé l’information. « Nous le regrettons, » a-t-elle ajouté.

Le 7 mai, le guide suprême iranien Ali Khamenei avait estimé qu’Israël n’était « pas un pays, mais une base terroriste » à combattre.

Le chef suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, s’adresse à la nation dans un discours télévisé marquant le nouvel an iranien, à Téhéran, en Iran, dimanche 21 mars 2021 (Crédit : Bureau du chef suprême iranien via AP)

« Personne ne désarmera le Hamas à moins que nous ne le fassions nous-mêmes en utilisant la force », a dit mercredi Yuval Steinitz au site Ynet, suggérant qu’il s’agirait d’une escalade significative du conflit, les actions militaires israéliennes s’étant limitées jusqu’à présent à des frappes aériennes.

« Il sera impossible d’éviter de reprendre le contrôle temporaire, un jour, de la bande de Gaza », a-t-il poursuivi. « Ce jour n’est pas arrivé pour toutes sortes de raisons. Je pense que ce jour viendra – et si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera dans les prochaines années ».

« Cette idée aurait un prix élevé ; c’est la raison pour laquelle je comprends qu’on puisse penser différemment », a-t-il continué.

« Il n’y a que deux possibilités de les affronter, soit vous en venez à bout – et c’est toujours une possibilité – soit vous les dissuadez et nous sommes actuellement engagés dans une dissuasion ferme », a déclaré le Premier ministre à des ambassadeurs réunis mercredi au siège de l’armée à Tel-Aviv.

« Je dois dire que nous n’écartons aucune possibilité », a-t-il ajouté.

« Ce que nous essayons de faire est précisément ceci : diminuer leurs capacités, leurs moyens terroristes, et diminuer leur détermination », a-t-il encore précisé. « Nous espérons pouvoir rétablir le calme, et nous espérons pouvoir le rétablir rapidement. Je veux dire que nous faisons cela en faisant le maximum pour éviter les victimes civiles ».

Netanyahu a également noté que l’origine du conflit actuel était l’annulation des élections palestiniennes.

« Le Hamas a utilisé les événements de Yom Yeroushalayim, ainsi que la situation à Sheikh Jarrah, pour servir ses propres intérêts », a continué le Premier ministre, notant qu’Israël fait « tout ce qui est en son pouvoir » pour minimiser le nombre de victimes civiles.

Sur plus de deux millions d’habitants de l’enclave, 72 000 Gazaouis ont été déplacés et 2 500 sont désormais sans abri.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...