Un député de la Liste arabe exclu des commissions pour ses propos incendiaires
La commission d'éthique sanctionne Ofer Cassif pour son soutien au boycott d'Israël, pour avoir traité un élu du Likud de néo-nazi et dit à un autre "d'aller en violer une autre"

La commission d’éthique de la Knesset a voté mercredi en faveur de l’interdiction pour le député de la Liste arabe Ofer Cassif de participer à toute audition de commission parlementaire pendant un mois, en raison d’une série de propos incendiaires tenus à l’encontre de ses collègues législateurs et de civils.
Ofer Cassif, l’un des législateurs de la Knesset les plus critiques à l’égard du Premier ministre Benjamin Netanyahu et de la façon dont Israël traite les Palestiniens, est depuis longtemps en conflit avec d’autres députés.
Ces derniers mois, une série de plaintes ont été déposées auprès de la commission d’éthique à l’encontre du député, seul membre juif de la Liste arabe, un parti à majorité arabe, amenant la commission à se réunir mercredi.
À l’issue de l’audience, le panel a annoncé sa décision d’interdire à Cassif de participer aux réunions des commissions jusqu’à la fin de la session parlementaire d’été, à la fin du mois de juillet.
Pour expliquer sa décision, la commission s’est référée à une publication écrite par Cassif après une réunion avec des représentants du Parti du travail de Belgique, dans laquelle il saluait la décision d’une municipalité du pays de « boycotter Israël tant que l’occupation et le fascisme se poursuivront ».
Lors de deux autres incidents distincts mentionnés par la commission d’éthique, Cassif a traité le député du Likud Ariel Kellner de « néo-nazi » et a dit à un autre député du Likud, Hanoch Milwidsky, « d’aller en violer une autre », en référence à une allégation d’agression sexuelle à l’encontre de Milwidsky. Ce dernier lui a répondu en traitant Cassif de « minable partisan du terrorisme ».
Le dernier incident cité dans la décision contre Cassif a eu lieu au début du mois, quand un civil dont l’ami avait été tué dans un attentat terroriste l’a interpellé. Cassif avait réagi en disant au jeune homme : « Bientôt, ce sera de vos mains ».
En août, la police a ouvert une enquête sur Cassif à la suite d’un incident filmé quelques mois plus tôt, au cours duquel on le voyait agresser un officier de police.
La commission d’éthique s’est également prononcée sur des plaintes déposées contre le président de la commission du Droit et de la Justice de la Constitution, Simcha Rothman, accusé d’avoir abusé de son autorité en refusant aux législateurs le droit de s’exprimer lors de ses réunions de groupe.
La commission d’éthique, contrôlée par la coalition, a, au final, estimé que la conduite de Rothman ne justifiait pas une censure. Elle lui a donné des lignes directrices pour mieux gérer les auditions à l’avenir.







