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Un député de Yisrael Beytenu prévoit de former un nouveau parti de centre-droit

Un mois après sa démission du cabinet et avec la bénédiction de l'ex-Premier ministre Barak, Eli Avidar plaidera pour qu'une nouvelle faction se présente aux prochaines élections

Le ministre Eli Avidar pendant une conférence de presse à la Knesset, le parlement israélien en Israël, le 22 février 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre Eli Avidar pendant une conférence de presse à la Knesset, le parlement israélien en Israël, le 22 février 2022. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le député dissident Eli Avidar formera un nouveau parti de centre-droit qui se présentera aux prochaines élections, selon les révélations de Zman Yisrael, la version en hébreu du Times of Israël.

Avidar accueillera mardi un rassemblement de dizaines de partisans à son domicile, dans la ville de Shoresh.

« Nous ne mettons pas en place une organisation formelle, mais s’il y a des élections anticipées, personne ne nous prendra au dépourvu », a-t-il déclaré jeudi à Zman Yisrael.

L’initiative intervient environ un mois après qu’Avidar a annoncé qu’il démissionnait du cabinet et retournait à la Knesset où il agirait effectivement en tant que législateur indépendant. Il reste techniquement associé au parti de la coalition de droite Yisrael Beytenu, mais a pratiquement rompu ses liens avec la faction et son chef Avigdor Liberman.

Les relations se sont détériorées après que Liberman n’a pas confié à Avidar de poste de ministre lors de la formation du gouvernement en juin dernier. Si Avidar intensifie son activité politique, il prend le risque que Liberman prenne la décision de le déclarer officiellement « rebelle », ce qui le soumettrait à des sanctions et lui interdirait de rejoindre tout parti actuellement représenté à la Knesset lors des prochaines élections.

Le législateur, qui a acquis une notoriété relative pour son rôle actif dans les manifestations anti-corruption contre le Premier ministre de l’époque, Benjamin Netanyahu, a été nommé ministre sans portefeuille ministériel au cabinet du Premier ministre sous le nouveau gouvernement. Après avoir mené une campagne agressive contre la corruption et les dépenses inutiles, Avidar a été vivement critiqué pour avoir accepté de siéger dans un gouvernement aux effectifs déjà gonflés. Les critiques sont probablement à l’origine de sa démission, car il a déclaré que le poste manquait d’influence réelle sur l’élaboration des politiques du gouvernement.

Dans son annonce de démission, Avidar a fustigé le Premier ministre Naftali Bennett et son partenaire du parti Yamina, la ministre de l’Intérieur Ayelet Shaked, affirmant qu’ils n’honoreraient pas l’accord de rotation qui est censé voir le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid prendre la relève en août de l’année prochaine.

Avidar a été un défenseur passionné des libertés individuelles et a critiqué le gouvernement dans lequel il a siégé pendant six mois pour avoir suivi les traces de l’ancien leadership en imposant des règles pandémiques de grande envergure restreignant les libertés individuelles.

Le Premier ministre Naftali Bennett, à droite, et le député Eli Avidar, du parti Yisrael Beytenu, assistent à une séance plénière à la Knesset, le 12 juillet2021. (Crédit : Olivier Fitoussi/Flash90)

Des sources proches du dossier ont déclaré à Zman Yisrael que l’ancien Premier ministre Ehud Barak a été impliqué dans l’initiative d’Avidar et la soutient également.

Avidar sera l’orateur principal de l’événement de mardi et dressera un tableau de la réalité politique actuelle en Israël, et soutiendra qu’il y a de la place pour un nouveau parti de centre-droit qui lutte contre la corruption, défend les valeurs libérales et protège les libertés individuelles, ont indiqué les sources.

Il rappellera que les électeurs de longue date du Likud recherchent un nouveau foyer politique car le parti est allé de plus en plus à droite et ne peut plus se différencier du parti d’extrême droite Sionisme religieux, ont ajouté les sources.

Avidar pense également que son nouveau parti sera en mesure d’attirer les électeurs arabes. Avidar, qui parle couramment l’arabe, a noté que des dizaines de milliers d’Israéliens arabes ne votent pas aux élections et pense qu’ils recherchent un parti pour les représenter.

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