Un député LREM demande la dissolution d’un groupuscule anti-Israël
Rechercher

Un député LREM demande la dissolution d’un groupuscule anti-Israël

Patrick Perrot estime notamment que le collectif "Palestine vaincra" mène "des campagnes très actives pour la libération de terroristes pourtant condamnés par la justice française"

Une affiche du collectif "Palestine vaincra" installée illégalement à Toulouse, en décembre 2020. (Crédit : Capture d’écran Twitter)
Une affiche du collectif "Palestine vaincra" installée illégalement à Toulouse, en décembre 2020. (Crédit : Capture d’écran Twitter)

Dans une question au gouvernement publiée au Journal officiel le 23 mars, Patrick Perrot, député LREM de Nièvre, a demandé au ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin la dissolution du groupe anti-Israël « Palestine vaincra ».

Le député français a fondé sa demande sur la désignation comme terroriste par le ministère de la Défense israélien du « réseau de solidarité aux prisonniers palestiniens » Samidoun, auquel appartient le groupe « Palestine vaincra ».

Israël a ainsi considéré le 21 février dernier que le réseau faisait partie intégrante du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP), organisation terroriste désignée comme telle par l’Union européenne, les États-Unis, le Canada et Israël.

Selon le communiqué du ministère de la Défense israélien, repris et traduit par Patrick Perrot, « l’objectif officiel de Samidoun est d’assister les prisonniers palestiniens dans leur lutte pour être libérés de prison. Cependant, dans la pratique, il sert de façade pour le FPLP à l’étranger.

L’organisation joue également un rôle important dans les efforts de propagande anti-israélienne du FPLP, la collecte de fonds et le recrutement d’activistes [au profit du FPLP]. Ces activités complètent la lutte terroriste armée et violente que le FPLP engage contre Israël ».

Samidoun se présente comme soutenant « la lutte du peuple palestinien contre le sionisme » et « pour la libération de toute la Palestine de la mer au Jourdain ».

Patrick Perrot a ainsi déclaré que « la question de la dissolution dudit collectif se pose au regard de ses agissements sur le territoire national : appel à la destruction de l’État d’Israël via la promotion d’un ‘antisionisme’ haineux et donc d’un antisémitisme tout aussi virulent au regard de la définition de travail de l’antisémitisme élaborée par l’IHRA sur le nouveau visage de l’antisémitisme, endossée officiellement par la France lors du discours du Président de la République le 20 février 2019, appel au boycott total de l’État d’Israël en support de la campagne BDS en France, qui est pourtant illégale, notamment grâce à des actions coup de poing ».

« En parallèle, le collectif mène des campagnes très actives pour la libération de terroristes pourtant notamment condamnés par la justice française », a-t-il ajouté. Le député « souhaite donc savoir ce que [la France] compte faire face aux ‘méthodes militantes’ employées par le collectif Palestine vaincra et quelle est sa position au regard d’une dissolution dudit collectif, qui semble fort légitime ».

Le ministre Gérald Darmanin ne lui a pas encore répondu.

« Cette demande est sans fondement et les activités de notre collectif sont publiques et n’ont été la cible d’aucune interdiction », a réagi le groupuscule anti-Israël. « Le lobby pro-israélien cherche à assimiler l’antisionisme à de l’antisémitisme afin de neutraliser toute contestation de sa politique d’apartheid. »

Ces derniers mois, le collectif a posé illégalement des affiches anti-Israël à Toulouse. Le B’nai B’rith, l’OJE et le BNVCA avaient alors annoncé leur intention de déposer plainte.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...