Un diplomate égyptien aurait qualifié d’autres Africains des “chiens et des esclaves”
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Un diplomate égyptien aurait qualifié d’autres Africains des “chiens et des esclaves”

La diplomate kényane ayant entendu l’injure demande que l’Egypte n’ait pas le droit de représenter l’Afrique

Dov Lieber est le correspondant aux Affaires arabes du Times of Israël

Le secrétaire général adjoint des Nations unies Jan Eliasson s'adresse à l’Assemblée environnementale des Nations unies à Nairobi, le 26 mai 2016. (Crédit : AFP PHOTO / SIMON MAINA)
Le secrétaire général adjoint des Nations unies Jan Eliasson s'adresse à l’Assemblée environnementale des Nations unies à Nairobi, le 26 mai 2016. (Crédit : AFP PHOTO / SIMON MAINA)

Le ministère égyptien des Affaires étrangères ouvre une enquête sur des accusations contre un de ses diplomates, qui aurait fait référence aux Africains subsahariens comme « des chiens et des esclaves » pendant un évènement des Nations unies, ont annoncé mardi les médias égyptiens.

La diplomate kényane Yvonne Khamati a accusé le diplomate égyptien, non identifié, d’avoir fait ces commentaires la semaine dernière, pendant une réunion de l’Assemblée environnementale des Nations unies organisée à Nairobi.

Dimanche, Khamati a écrit une note au doyen de son corps diplomatique pour demander que l’Egypte ne représente plus l’Afrique dans aucune institution officielle en raison de ces remarques. La note a été diffusée dans la presse kényane, entraînant un scandale national.

Khamati a déclaré que les remarques dégradantes avaient été faites pendant une conversation entre la délégation égyptienne et d’autres délégations africaines à propos de l’échec d’une résolution permettant de déterminer l’impact environnemental sur Gaza de la guerre de l’été 2014 entre Israël et le Hamas. L’Egypte aurait soutenu la résolution.

Alors que le ministre égyptien des Affaires étrangères Sameh Choukri a ordonné une enquête sur l’incident, son ministère a au même moment publié un communiqué démentant « complètement » que les remarques aient été faites, a annoncé le site d’informations égyptien al-Ahram.

Le communiqué du ministère accusait également Khamati d’outrepasser son autorité en essayant d’interdire à l’Egypte de représenter l’Afrique.

« Il est complètement inacceptable de généraliser et de présenter des accusations faibles contre l’Etat et le peuple égyptien qui jettent le doute sur leur appartenance à l’Afrique et sur la capacité de l’Egypte à représenter les intérêts africains », est-il écrit dans le communiqué.

Bien que le gouvernement égyptien ne semble pas s’excuser, des citoyens du pays arabe le plus peuplé ont utilisé Twitter pour exprimer leur indignation devant ces remarques.

En utilisant le hashtag #WeAreSorryAfrica, des Egyptiens ordinaires se sont excusés pour les déclarations présumées de leur représentant.

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