Un drone de reconnaissance militaire s’écrase dans le sud de la Syrie
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Un drone de reconnaissance militaire s’écrase dans le sud de la Syrie

L'armée israélienne a noté qu'aucune information sensible n'était compromise après qu'un drone de type Skylark s'est écrasé à proximité de Hader

Des soldats de l'unité des "radars de l'air" de l'armée israélienne lancent un drone Skylark lors d'un exercice (Forces de défense israéliennes)
Des soldats de l'unité des "radars de l'air" de l'armée israélienne lancent un drone Skylark lors d'un exercice (Forces de défense israéliennes)

L’armée israélienne a indiqué mardi soir que l’un de ses drones s’était écrasé sur le territoire syrien.

La raison de ce crash d’un drone de reconnaissance de type Skylark à proximité de Hader, dans le sud de la Syrie, reste indéterminée.

L’armée a expliqué qu’il n’y avait aucun risque que des informations sensibles transportées par le drone soient compromises.

Le crash a eu lieu alors que les combats devraient s’intensifier dans le sud de la Syrie. Les soldats loyaux au président syrien Bashar al-Assad se préparent actuellement à l’assaut contre les zones qui se trouvent entre les mains des rebelles, près de Daraa et de Quneitra.

Des sources syriennes de la région de Quneitra ont initialement clamé que le drone avait été abattu.

Les usagers des réseaux sociaux syriens ont partagé des images qui, selon eux, présentaient le drone qui s’est écrasé.

Au mois de septembre, l’armée avait lancé une enquête après que deux drones Skylark se sont écrasés en Cisjordanie.

Le « cavalier du ciel », tel qu’il est connu en hébreu, est un drone de surveillance tactique créé par Elbit Systems en Israël et opéré par le corps de l’artillerie. Ce drone miniature peut être lancé par une ou deux personnes en fonction du modèle et, une fois dans le ciel, il offre des images vidéo en direct aux soldats sur le terrain.

Depuis le mois de janvier 2017, le Skylarks s’est écrasé au moins sept fois – notamment lors de l’incident de mardi – et un autre a été abattu alors qu’il se trouvait en service d’opération.

Un crash d’un tel drone était survenu en janvier 2017 dans le sud du Liban, provoquant une course effrénée des militaires israéliens désireux de le retrouver et de l’empêcher de tomber entre des mains ennemies. Le Hezbollah avait clamé s’être saisi de parties du drone détruit.

Au mois de mars 2017, un autre s’était écrasé dans le nord de Gaza et un troisième avait été abattu dans le nord de la Syrie. Un quatrième était tombé au mois de mai à proximité du village libanais d’Ayta ash Shab. Et le 4 juillet de cette année, un cinquième drone est tombé près de Naplouse mais a été remis aux Israéliens par les forces de sécurité palestiniennes.

Ces incidents suivent des antécédents plus longs d’échecs de drones, notamment le crash, au mois d’août 2016, d’un drone expérimental de l’entreprise Israel Aerospace Industries qui avait détruit une partie d’une habitation familiale dans le village de Zalafa, dans le nord du pays, blessant légèrement 25 personnes.

Un drone Skylark s’était également écrasé à Gaza au mois d’août 2015 et le Hamas avait affirmé s’en être emparé et l’avoir réassemblé.

Et, au mois de juillet 2015, les militaires libanais avaient clamé qu’un drone israélien s’était écrasé dans le port de Tripoli situé dans le nord du Liban.

Des accidents similaires avaient également été rapportés en 2013 et 2014.

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