Un élu allemand emploie un vocabulaire proche des nazis sur les migrants
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Un élu allemand emploie un vocabulaire proche des nazis sur les migrants

Il faut trouver "une solution définitive à la question migratoire", a dit Manfred Weber

Manfred Weber (Crédit : capture d'écran YouTube)
Manfred Weber (Crédit : capture d'écran YouTube)

Un député européen élu du parti conservateur bavarois, Manfred Weber, a suscité une polémique en Allemagne en affirmant qu’il fallait trouver « une solution définitive à la question migratoire », un vocabulaire proche de celui employé par les nazis lors de l’extermination des Juifs.

Président du Parti populaire européen (PPE/droite), principal groupe politique au Parlement européen, Manfred Weber a toutefois assuré ultérieurement n’avoir eu aucune intention malveillante.

« En 2018 le thème central européen est la solution définitive de la question migratoire », a-t-il jugé sur les ondes de la radio publique bavaroise. « Nous avons besoin de réponses légales au niveau européen », a-t-il ajouté.

Manfred Weber a été immédiatement accusé dans son pays de recourir à un vocabulaire proche de celui des nazis.

La « solution finale » (« Endlösung » en allemand) fut le terme repris par le régime d’Adolf Hitler pour exterminer six millions de Juifs durant la Seconde Guerre mondiale.

L’élu n’a pas eu recours à ce terme de « Endlösung » en allemand mais utilisé l’expression « finale Lösung » qui s’en rapproche très fortement.

Il tentait dans ces propos de défendre la participation controversée du Premier ministre hongrois, Viktor Orban, à une réunion importante des responsables de l’Union chrétienne-sociale (CSU) qui s’est tenue jeudi et vendredi en Bavière.

Le Premier ministre hongrois Viktor Orban en conférence de presse à Budapest, le 4 juillet 2017. (Crédit : Attila Kisbenedek/AFP)

« Nous devons la résoudre (la question migratoire, ndlr) et si nous voulons la résoudre, Viktor Orban, les Etats du groupe de Visegrad, sont des partenaires centraux », a-t-il ainsi justifié.

Plus tard, face aux critiques et protestations qui ont vu le jour sur les réseaux sociaux, il a assuré sur Twitter ne « pas avoir eu la moindre intention » d’employer à dessein un tel vocabulaire connoté. Ce serait « un non-sens absolu » de lui prêter une telle intention, selon lui.

La CSU, parti frère de la formation conservatrice de la chancelière Angela Merkel, a mis le cap à droite sur la question migratoire, pour tenter de reprendre des voix abandonnées à l’extrême-droite depuis l’arrivée en 2015 et 2016 de plus d’un million de réfugiés.

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