Un enfant palestinien confie à l’armée israélienne être maltraité à la maison
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Un enfant palestinien confie à l’armée israélienne être maltraité à la maison

L'enfant, qui présente des déficiences mentales, a reçu à boire et à manger, puis a été remis à l'AP ; l'armée rejette les accusations des médias palestiniens, qui ont affirmé qu'il avait été enlevé

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Entrée de l'implantation d'Itamar, en Cisjordanie. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)
Entrée de l'implantation d'Itamar, en Cisjordanie. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)

L’armée israélienne a confié à la police palestinienne un enfant palestinien, apparemment déficient mental, qui a marché jusqu’à l’entrée d’une implantation juive du nord de la Cisjordanie mercredi, a annoncé l’armée.

L’enfant de huit ans a été repéré mercredi matin en train de marcher près de l’implantation d’Itamar, près de Naplouse. Les troupes de l’armée ont été appelées pour enquêter.

Mais quand les soldats ont commencé à parler avec le jeune garçon, qui semblait présenter une déficience mentale, ils ont remarqué que son corps était couvert de « signes de fortes violences physiques », selon un porte-parole de l’armée.

« L’enfant leur a dit qu’il était maltraité à la maison », a déclaré le porte-parole.

Selon Safa, agence de presse officielle de l’Autorité palestinienne (AP), parmi les signes de violences, l’enfant présentait des signes de brûlures, qui seraient dues à du plastique fondu qui a été versé sur son corps.

Bashar Abd al-Ghazal, 8 ans, qui a confié à l'armée israélienne qu'il était maltraité à la maison, devant l'implantation d'Itamar, le 15 juin 2017. (Crédit : Safa)
Bashar Abd al-Ghazal, 8 ans, qui a confié à l’armée israélienne qu’il était maltraité à la maison, devant l’implantation d’Itamar, le 15 juin 2017. (Crédit : Safa)

L’armée a rejeté les informations communiquées par les médias palestiniens, qui indiquaient que l’enfant avait été enlevé par des habitants d’Itamar. Le porte-parole a signalé qu’à aucun moment l’enfant n’est entré dans l’implantation, et que les résidents ne sont pas du tout entrés en contact avec lui.

L’enfant a été identifié par les médias palestiniens. Il s’agit de Bashar Abd al-Ghazal, originaire du village voisin de Beit Furik.

Selon Safa, le père d’al-Ghazal est décédé mercredi. Le site d’information n’a pas fourni davantage de détails.

Le porte-parole de l’armée a déclaré que les soldats ont donné à l’enfant « de l’eau, de la nourriture et du jus de raisin », avant de le remettre aux services de sécurité de l’AP.

La police de l’AP n’a pas répondu au Times of Israël, qui demandait comment cette affaire était gérée et l’état actuel de l’enfant maltraité.

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