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Un ex-gardien de camp nazi expulsé des États-Unis ne sera pas jugé en Allemagne

Le ministère public estime qu'il n'y pas de preuves suffisantes contre Friedrich Karl Berger, qui a admis avoir travaillé dans un camp "non utilisé pour des meurtres systématiques"

Friedrich Karl Berger en 1959. (US Department of Justice)
Friedrich Karl Berger en 1959. (US Department of Justice)

JTA — Les procureurs allemands ont déclaré qu’ils n’avaient pas suffisamment de preuves pour intenter un procès contre un homme de 95 ans qui a été expulsé des États-Unis parce qu’il était soupçonné d’avoir participé à des crimes de guerre nazis.

Le mois dernier, le parquet de Celle, dans le nord de l’Allemagne, a abandonné toutes les poursuites contre Friedrich Karl Berger, qui a été expulsé en février, a rapporté Der Spiegel.

L’année dernière, un juge américain chargé de l’immigration a estimé que Berger avait servi dans un sous-camp du système de camps de concentration de Neuengamme, près de Hambourg, où des Juifs et d’autres personnes ont été détenus dans des conditions atroces, selon le tribunal.

Berger était entré aux États-Unis depuis le Canada en 1959 et a vécu pendant de nombreuses années dans le Tennessee, recevant une pension de l’Allemagne pour son service militaire.

Il a été expulsé en vertu d’une loi de 1978, connue sous le nom d’amendement Holtzman, qui interdit à toute personne ayant participé à des persécutions organisées par les nazis d’entrer ou de vivre aux États-Unis. Une commission d’appel a confirmé la décision en novembre.

Les procureurs ont déclaré dans leur décision de classer l’affaire que Berger avait admis avoir « gardé des prisonniers dans un camp de concentration qui n’était pas utilisé pour le meurtre systématique des prisonniers » et ont estimé que cela « n’est pas suffisant en tant que tel pour prouver le crime ».

L’Allemagne a poursuivi plusieurs personnes accusées de complicité de crimes de guerre nazis depuis la condamnation en 2011 à Munich de l’ancien gardien de camp de concentration John Demjanjuk. L’affaire Demjanjuk a créé un précédent selon lequel le fait d’être gardien dans un camp de la mort suffisait à prouver la complicité de meurtre.

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