Un fermier soupçonné d’avoir empoisonné un aigle rare et des animaux sauvages
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Un fermier soupçonné d’avoir empoisonné un aigle rare et des animaux sauvages

Des gardes forestiers ont trouvé 20 carcasses près de Kadita en Galilée ; ils soupçonnent un empoisonnement délibéré au pesticide ; le fermier a été arrêté

Le corps d'un aigle à queue blanche, soupçonné d'avoir été empoisonné à mort, près de Kadita en Haute Galilée, dans le nord d'Israël, le 27 juillet 2021. (Crédit : Guy Zaharoni, Autorité israélienne de la nature et des parcs)
Le corps d'un aigle à queue blanche, soupçonné d'avoir été empoisonné à mort, près de Kadita en Haute Galilée, dans le nord d'Israël, le 27 juillet 2021. (Crédit : Guy Zaharoni, Autorité israélienne de la nature et des parcs)

Un agriculteur du nord d’Israël a été placé en détention pour être interrogé mardi. Il est soupçonné d’avoir utilisé un pesticide pour empoisonner délibérément une vingtaine d’animaux sauvages et d’avoir provoqué l’empoisonnement d’un aigle à queue blanche, espèce rare et menacée.

Les carcasses de chacals, de renards et de hérissons ont été découvertes par des gardes forestiers de l’Autorité israélienne de la nature et des parcs près de Kadita, en Galilée centrale.

Les gardes parcourent la zone à la recherche d’autres carcasses et de preuves de la cause de leur mort.

L’Autorité israélienne de la nature et des parcs a déclaré que l’empoisonnement de la faune sauvage, qu’il soit délibéré ou non, est illégal et qu’il est responsable de l’extinction de nombreuses espèces – en particulier des oiseaux de proie – depuis les années 1950, notamment des vautours en Galilée et sur le plateau du Golan.

Dans une déclaration, le chef de l’Autorité israélienne de la nature et des parcs, Shaul Goldstein, a déclaré qu’il n’y aurait pas de solution au problème tant que de lourdes amendes ne seraient pas imposées.

La Société pour la protection de la nature a écrit mardi à la ministre de la Protection de l’environnement, Tamar Zandberg, pour l’exhorter à faire avancer un amendement à la loi sur la protection de la faune qui augmente les peines pour empoisonnement et renforce l’application de la loi.

Un projet d’amendement a été publié en octobre dernier à la suite de l’empoisonnement de dix vautours sur le plateau du Golan, dont deux seulement ont survécu. Il a été publié pour consultation publique mais n’a jamais été discuté par la commission des lois.

L’amendement interdit l’utilisation de poison et de pesticides dans des circonstances où il existe un risque de dommage à un animal sauvage inoffensif, élargit la définition de « dommage à un animal sauvage », tient pour responsable le propriétaire du terrain où le poison est dispersé, et pas seulement le travailleur qui l’a effectué, et prévoit trois niveaux de sanction.

Un chacal empoisonné à mort près de Kadita en Haute Galilée, dans le nord d’Israël, le 27 juillet 2021. (Crédit : Guy Zaharoni, Autorité israélienne de la nature et des parcs)

Selon la Société pour la protection de la nature, les empoisonnements ont causé la mort de 40 à 70 % des aigles en Israël entre 2001 et 2015. (Le chiffre le plus élevé inclut les décès où l’empoisonnement a été suspecté mais pas définitivement prouvé.)

Souvent, les oiseaux ingèrent le poison utilisé pour tuer d’autres animaux qui menacent le bétail.

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