Un garçon “palestinien” décapité par des rebelles syriens soutenus par les Etats-Unis
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Un garçon “palestinien” décapité par des rebelles syriens soutenus par les Etats-Unis

L’adolescent est accusé d’appartenir aux brigades al-Qods, soutien du régime ; Washington pourrait cesser de financer le groupe qui l’a capturé

Un garçon capturé par des rebelles syriens avant d'être décapité, dans une vidéo diffusée le 19 juin 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Un garçon capturé par des rebelles syriens avant d'être décapité, dans une vidéo diffusée le 19 juin 2016. (Crédit : capture d'écran YouTube)

Une vidéo diffusée mardi sur les réseaux sociaux montre des combattants rebelles décapitant un jeune garçon après l’avoir capturé près d’Alep, dans le nord de la Syrie.

La vidéo montre le garçon étendu à l’arrière d’un camion et un combattant qui commence à le décapiter avec un petit couteau. Un autre combattant crie : « Nous ne laisserons personne à Handarat », localité située au nord d’Alep et où les rebelles et les forces du régime syrien s’affrontent.

Dans cette zone d’Handarat se situe un camp de réfugiés palestiniens qui a été largement abandonné au cours des années.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), une ONG basée en Grande-Bretagne, a confirmé que la vidéo montrait des combattants rebelles.

Dans une vidéo antérieure, l’enfant était assis à l’arrière d’un camion avec des combattants qui l’accusaient d’être un membre des brigades Al-Qods, un groupe palestinien se battant aux côtés du régime du président syrien Bachar al-Assad.

Les brigades al-Qods ont affirmé qu’il n’était pas un de leurs combattants.

Le département d’Etat américain a déclaré qu’il pourrait reconsidérer son soutien au groupe si la vidéo était vérifiée.

« Si nous pouvons prouver que cela est effectivement ce qui arrivé et que ce groupe [Noureddine Zinki] était impliqué là-dedans, je pense que cela nous ferait probablement hésiter… et que nous étudierons, franchement, toute affiliation ou coopération avec ce groupe que nous pourrions avoir, si ces accusations sont avérées », a déclaré mardi Mark Toner, porte-parole.

Amnesty International a déclaré dans un rapport publié en juillet que des rebelles islamistes et jihadistes actifs en Syrie étaient coupables de crimes de guerre, les accusant d’être responsables « d’une effrayante vague d’enlèvements, de tortures et d’exécutions sommaires ».

L’organisation humanitaire a nommé dans ce rapport cinq groupes rebelles opérant dans le nord de la Syrie, parmi lesquels le groupe islamiste Noureddine Zinki.

Selon l’OSDH, les rebelles que l’on voit sur la vidéo montrant la décapitation d’un enfant sont des combattants de Noureddine Zinki.

Le groupe rebelle a publié un communiqué dans lequel il affirme que cette décapitation est « une erreur individuelle qui ne représente pas la politique générale du groupe ». « Les personnes qui ont commis cette infraction ont été arrêtées et remises » à une commission d’enquête, ajoute Noureddine Zinki.

D’après Rami Abdel Rahmane, directeur de l’OSDH, « le jeune garçon n’a pas plus de 13 ans, il a été capturé mardi dans la région d’Handarat, mais les faits ont eu lieu dans une zone d’Alep tenue par les rebelles, le quartier Al-Machad pour être précis. »

M. Abdel Rahmane n’a pas été en mesure de dire si le garçon était un Palestinien ni s’il était un enfant-soldat.

Le conflit syrien a débuté en 2011 avec la répression de manifestations anti-gouvernementales et a depuis évolué en une guerre à fronts multiples qui a fait plus de 280 000 morts et des millions de déplacés et de réfugiés.

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