Un groupe rabbinique des droits de l’Homme critique Black Lives Matter
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Un groupe rabbinique des droits de l’Homme critique Black Lives Matter

L'organisation T'Ruah approuve certaines exigences de la plate-forme de BLM, mais rejette les accusations d'apartheid, de génocide et le soutien au BDS

Une manifestation du mouvement "Black Lives Matter" à New York, le 29 avril 2015. (Crédit : CC BY-SA Wikimedia commons, The All-Nite Images)
Une manifestation du mouvement "Black Lives Matter" à New York, le 29 avril 2015. (Crédit : CC BY-SA Wikimedia commons, The All-Nite Images)

NEW YORK – Une organisation rabbinique de défense des droits de l’homme a critiqué la plate-forme du mouvement Black Lives Matter qui accuse Israël de génocide contre les Palestiniens.

La plate-forme, publiée lundi par une coalition de plus de 50 organisations appelées Movement for Black Lives (Mouvement pour les vies noires), comprend une section critiquant l’aide des États-Unis à Israël, ainsi que le traitement par Israël des Palestiniens. Elle appelle les Etats-Unis à mettre fin à l’aide militaire à Israël et à l’Egypte, et accuse Israël de pratiquer l’apartheid.

« Les États-Unis justifient et font avancer la guerre mondiale contre le terrorisme par le biais de leur alliance avec Israël et est complice dans le génocide qui a lieu contre le peuple palestinien », lit-on dans la section « Investir / Désinvestir » de la plate-forme. « Israël est un Etat d’apartheid avec plus de 50 lois enregistrées qui entérinent la discrimination contre le peuple palestinien. »

Dans un communiqué publié mercredi, T’ruah : l’organisation rabbinique pour les droits de l’Homme a approuvé un grand nombre de demandes de la plate-forme en matière de justice économique, l’incarcération de masse et de l’application de la loi, mais a critiqué sa section sur Israël. Le communiqué de T’ruah a condamné ‘l’occupation israélienne’ de la Cisjordanie, mais a déclaré que l’organisation était « extrêmement consternée par la décision de se référer à l’occupation israélienne comme un génocide. »

T’ruah a également critiqué la plate-forme pour ne pas avoir mentionné les attaques palestiniennes contre des civils israéliens, notamment les attaques de roquettes du Hamas, le groupe terroriste qui gouverne Gaza. Le communiqué ajoute que T’ruah ne soutient pas le BDS, le mouvement de boycott, de désinvestissement et de sanctions contre Israël.

Manifestation de BDS à New York, en octobre 2015. (Photo: page Facebook de BDS via JTA)
Manifestation de BDS à New York, en octobre 2015. (Photo: page Facebook de BDS via JTA)

« Alors que nous sommes d’accord que l’occupation viole les droits fondamentaux des Palestiniens, et a causé trop de morts, le gouvernement israélien ne procède pas à un plan destiné à éliminer les Palestiniens », lit-on dans le communiqué de T’ruah. « On peut s’opposer vigoureusement à l’occupation sans avoir recours à des termes tels que ‘génocide’, et sans ignorer les violations des droits de l’homme par des groupes terroristes tels que le Hamas. »

Bien que la plate-forme du Movement for Black Lives ne cautionne pas explicitement BDS, il encourage les militants à « construire des campagnes d’investissement / désinvestissement qui mettent fin [sic] à l’aide américaine au complexe militaro-industriel d’Israël et à tout gouvernement qui viole les droits de l’homme. » La plate-forme comprend un lien et des crédits vers le site d’Adallah-le Centre juridique pour les droits de la minorité arabe en Israël, qui est un ardent défenseur du BDS, comme l’un de ses « auteurs et contributeurs. »

Créé en réponse à l’indignation croissante sur le traitement du système de justice pénale envers les Afro-Américains – en particulier la violence de la police contre eux – le Movement for Black Lives se décrit sur son site comme « un collectif de plus de 50 organisations représentant des milliers de personnes noires à travers le pays ».

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