Un groupe se vante d’avoir obtenu un mandat d’arrêt contre Livni
Rechercher

Un groupe se vante d’avoir obtenu un mandat d’arrêt contre Livni

Le Secrétariat du droit humanitaire international et des Droits de l'Homme, basé à Ramallah, a souligné devant ses donateurs les problèmes juridiques que "ses partenaires" posent à l'ex-ministre des Affaires étrangères israélienne

Tzipi Livni meets with PA Foreign Minister Riyad al-Maliki in London, Thursday, June 12, 2014 (photo credit: courtesy)
Tzipi Livni meets with PA Foreign Minister Riyad al-Maliki in London, Thursday, June 12, 2014 (photo credit: courtesy)

AMSTERDAM — Une organisation allouant des fonds européens à des groupes de défense des droits de l’Homme palestiniens s’est vanté d’avoir initié au Royaume-Uni des accusations pour crimes de guerre contre Tzipi Livni, ancienne ministre des Affaires étrangères israélienne.

Le Secrétariat du droit humanitaire international et des Droits de l’Homme, basé à Ramallah – une plate-forme créée par les Pays-Bas, le Danemark, la Suède et la Suisse – a mentionné dans son rapport de 2016 consacré aux initiatives judiciaires dont il est partenaire le nom de Livni comme exemple de la manière dont l’organisation est en mesure « d’influencer les responsables et de demander des comptes ».

« En réponse au travail conjoint entre partenaires et à la pression des instances internationales, un magistrat britannique a émis un manda d’arrêt en direction de Tzipi Livni », dit le rapport, qui a été établi au mois d’août et publié le mois dernier.

« L »unité des crimes de haine de Scotland Yard a transmis un courrier à l’ambassade israélienne de Londres invitant Tzipi Livni à un interrogatoire, après lecture de ses droits, en relation avec son rôle dans l’opération Plomb Durci menée par les forces israéliennes contre le Hamas à Gaza.

Aux Pays-Bas, les procureurs ont rejeté les plaintes pour crimes de guerre déposées contre des politiciens israéliens, les jugeant infondées ou hors des compétences du système judiciaire néerlandais.

En 2011, suite à des tentatives répétées de traduire en justice différentes personnalités israéliennes, dont Livni, le Parlement britannique avait adopté un amendement qui indique que le chef des poursuites publiques doit accepter d’émettre un mandat d’arrêt dans des cas de compétences universelles, où les crimes présumés ont été commis hors du territoire du Royaume-Uni. Ce qui signifie que les considérations d’ordre politique seront également prises en compte.

En 2016, au cours d’un voyage au Royaume-Uni pour une conférence sur les femmes, Livni, qui est avocate, avait participé à des réunions organisées pour elle par Israël avec des diplomates du Foreign office seulement de manière à bénéficier durant toute sa visite d’une immunité diplomatique.

Elle avait refusé de se rendre à Scotland Yard. Sa venue dans les bureaux en vue de l’interrogatoire doit être volontaire.

Israël a rejeté les accusations de crimes de guerre à Gaza et au-delà.

Shaun Sacks, chercheur pour l’ONG Monitor, une organisation à but non-lucratif basée en Israël, a accusé le Secrétariat du droit humanitaire international et des droits de l’Homme « d’abuser des fonds publics pour perpétuer le conflit ».

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...