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Un groupe soudanais revendiquerait le piratage de sites internet de ports israéliens

"Anonymous Sudan" aurait lancé une attaque par déni de service (Ddos) contre le site du port de Haïfa et l'Israel Ports Development & Assets Company

Le port de Haïfa, le 31 juillet 2022. (Crédit : Shir Torem/Flash90)
Le port de Haïfa, le 31 juillet 2022. (Crédit : Shir Torem/Flash90)

Un groupe de pirates soudanais a revendiqué l’attaque qui a entraîné la panne des sites internet de deux ports israéliens, mercredi, alors que l’État juif célébrait sa journée de l’Indépendance, a fait savoir le site Ynet.

Un groupe de hackers se présentant sous le nom de « Anonymous Sudan », qui a revendiqué d’autres attaques récentes contre des cibles israéliennes, a indiqué qu’il avait piraté le site du port de Haïfa et celui de l’Israel Ports Development & Assets Company, qui gère les ports du pays.

Selon le site d’information, c’est une attaque à déni de service (Ddos) qui a paralysé les deux sites internet – une méthode qui surcharge de demandes d’accès les serveurs d’un site.

Le port de Haïfa semblait fonctionner normalement dans la matinée, mais le site du Développement des ports n’était plus disponible. Il y a pas eu de commentaire de la part des ports en cette journée de Yom HaAtsmaout.

Lundi, le même groupe avait affirmé avoir entraîné des perturbations sur le site de la Caisse nationale d’Assurance maladie et sur le site de l’agence d’espionnage du Mossad. La Caisse avait confirmé qu’il y avait eu une tentative de s’en prendre à ses serveurs, niant que le piratage ait abouti. Le Mossad, de son côté, n’avait pas commenté l’affaire, émettant rarement de déclarations publiques.

« Un message à Israël : Nous ne voulons aucune médiation de votre part au Soudan, mettez-vous votre médiation au c…l », avait dit le groupe en référence à une information révélée lundi qui avait laissé entendre que l’État juif avait offert de jouer un rôle d’intermédiaire entre les différentes parties en conflit au Soudan.

L’attaque présumée de lundi avait suivi un autre piratage – réussi – du groupe « Anonymous Sudan » au début du mois, qui avait pris pour cible à ce moment-là les services de la poste et des banques majeures.

Le problème avait été rapidement réglé, avaient dit les autorités, sans dommage significatif et sans fuite de données – même si les sites internet de deux entreprises de communication et d’autres banques avaient été mis hors-service un peu plus tard. L’administration nationale en charge de la cybersécurité avait indiqué que le site de la poste n’avait été que difficilement utilisable pendant quelques minutes. L’attaque de la banque Mizrachi avait duré trente minutes, avaient-elles précisé.

Toutefois, les attaques n’avaient entraîné que des « interruptions occasionnelles », avaient-elles poursuivi. L’administration avait noté que les hackers n’avaient pas réussi à mettre la main sur des documents ou sur des dossiers internes, simplement sur la page d’accueil. Peu après, les sites internet du fournisseur de services par câble HOT et l’opérateur mobile 012 étaient tombés en panne, une panne dont la responsabilité avait encore une fois été revendiquée par le groupe.

Les attaques avaient coïncidé avec la Journée al-Quds, promue par l’Iran, et qui est marquée par des marches et par des rassemblements anti-israéliens à Téhéran et ailleurs.

De la fumée s’élève de Khartoum, au Soudan, où les combats entre l’armée soudanaise et les forces de soutien rapide ont repris après l’échec d’un cessez-le-feu, le 22 avril 2023. (Crédit : AP Photo/Marwan Ali)

Ces derniers mois, « Anonymous Sudan » a revendiqué de brèves cyberattaques contre des services gouvernementaux, de santé ou autres qui ont été commises dans quelques pays européens. Certains experts estiment que le groupe pourrait être davantage lié au groupe de hackers Killnet, en Russie, qu’à la nation africaine.

Les dix derniers jours de combats urbains au Soudan ont fait des centaines de morts, des milliers de blessés et ils ont entraîné l’exode en masse des ressortissants étrangers. Au moins 427 personnes auraient été tuées et plus de 3 700 personnes auraient été blessées, selon les agences des Nations unies. Les parties en lice se sont accordées, mardi en début de matinée, sur un cessez-le-feu de 72 heures qui a été négocié par les États-Unis.

Les combats avaient éclaté le 15 avril entre les forces loyales au chef de l’armée, Abdel Fattah al-Burhan, et les forces loyales à son adjoint devenu son adversaire, Mohamed Hamdan Dagalo, commandant des forces de soutien rapide (FSR) paramilitaires.

Citant des responsables du ministère des Affaires étrangères qui avaient témoigné sous couvert d’anonymat, le site Walla avait indiqué que le chef de la diplomatie israélienne, Eli Cohen, et le directeur-général du ministère, Ronen Levy, avaient été en contact direct avec Burhan et Dagalo depuis le début des affrontements et qu’ils avaient vivement recommandé aux deux chefs militaires de mettre en place une trêve.

Les officiels du ministère des Affaires étrangères cités par le site d’information avaient déclaré, semble-t-il, que ni Buhran, ni Dagalo n’auraient rejeté l’offre israélienne d’accueillir des négociations et qu’ils envisageraient sérieusement cette possibilité.

Israël et le Soudan avaient convenu en 2020 de normaliser leurs relations diplomatiques dans le cadre des Accords d’Abraham, soutenus par les États-Unis, mais un accord final n’a pas encore été établi ou signé et ces nouvelles hostilités semblent éloigner encore la perspective de sa conclusion.

Une partie des retards accumulés dans cette normalisation des liens entre les deux pays est attribuable à un désaccord entre l’armée et les dirigeants civils du Soudan sur la question même de l’établissement de relations diplomatiques avec Israël. Si Buhran a soutenu la normalisation, cette initiative est ensuite passée au second plan. Après la prise de pouvoir de Buhran et Dagalo, qui avaient renversé le gouvernement civil, les États-Unis ont coupé l’aide apportée au Soudan, faisant encore reculer les perspectives de conclusion d’un accord.

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