Un groupe ultra-orthodoxe soutient une loi new-yorkaise contre le suicide assisté
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Un groupe ultra-orthodoxe soutient une loi new-yorkaise contre le suicide assisté

'Agudath Israel of America' présente un mémoire à titre d'intervenant désintéressé (Amicus curiae) dans une affaire judiciaire portant sur l'euthanasie qui avait été lancée par des malades en phase terminale et leurs médecins

Photo d'illustration d'un médecin et d'un malade (Crédit : kzenon/istockphoto)
Photo d'illustration d'un médecin et d'un malade (Crédit : kzenon/istockphoto)

NEW YORK — Un groupe juif ultra-orthodoxe américain a présenté un mémoire en faveur d’une loi de l’état de New York qui interdit le suicide assisté et dont le contenu est actuellement remis en question par la plus haute Cour de l’état.

‘Agudath Israel of America’ a réalisé son mémoire en tant qu’Amicus curiae dans l’affaire Myers v. Schneiderman. Les exposés des deux parties en lice devraient commencer le 30 mai à la Cour d’appel.

L’organisation ‘End of Life Choices’ de New York, son directeur clinique, trois malades en phase terminale et quatre médecins défendent le droit des praticiens à médicamenter les malades dans les unités palliatives. Seules conditions : Ils doivent être dotés de toutes leurs capacités mentales, arrivés en bout de parcours thérapeutique et désirer mourir.

La principale plaignante, Sara Myers, est décédée en 2016 après six ans de bataille contre l’ALS.

Agudah, dans son mémoire, a cité des cas que l’association avait été amenée à gérer à travers le projet Chayim Aruchim, qui s’intéresse aux problèmes de la fin de vie.

« Dans un nombre très significatif de cas, les structures palliatives hospitalières ont simplement refusé de donner le traitement réclamé par le malade ou son médecin, clamant que la ‘qualité de vie’ du patient était tellement diminuée qu’il en devenait ridicule de continuer le traitement », établit le mémoire selon un article paru cette semaine dans le Yeshiva World News.

« De par notre expérience, les structures de soin palliatifs ont arrêté de nourrir, d’hydrater, de donner des médicaments et tout ce qui peut aider à la vie des malades, faisant fi des objections les plus catégoriques des médecins et des vœux explicites du malade qui sont établis dans la directive avancée de soins de santé ».

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