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Un haut responsable de l’AP rencontre Lapid pour la deuxième fois en moins de 2 mois

Hussein al-Sheikh est pressenti pour succéder Abbas ; l'Autorité palestinienne croit aux négociations de paix et cherche un « horizon diplomatique » avec Israël

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid et le ministre des Affaires civiles l'Autorité palestinienne Hussein al-Sheikh. (Crédit : Flash90/Wafa)
Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid et le ministre des Affaires civiles l'Autorité palestinienne Hussein al-Sheikh. (Crédit : Flash90/Wafa)

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid a rencontré mercredi soir un haut responsable de l’Autorité palestinienne (AP) Hussein al-Sheikh, lors de la deuxième réunion publique de ce type en moins de deux mois, selon une déclaration de responsables israéliens et palestiniens.

Al-Sheikh est l’un des plus proches conseillers du président de l’AP Mahmoud Abbas et dirige le bureau de l’AP chargé de gérer les relations avec Israël. Longtemps haut responsable du Fatah, al-Sheikh a été promu en janvier pour occuper un siège au comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP).

Les hauts responsables israéliens ont rarement rencontré leurs homologues palestiniens ces dernières décennies, mais cela a commencé à changer sous le gouvernement israélien actuel.

Al-Sheikh a déclaré avoir parlé à Lapid de la nécessité d’un processus de paix israélo-palestinien, ainsi que de la « situation régionale et internationale ».

« Je lui ai souligné la nécessité d’un horizon politique basé sur des accords signés [entre Israël et l’AP] et des résolutions internationales, ainsi que sur la cessation des mesures unilatérales qui font obstruction à la solution à deux États », a écrit al-Sheikh sur Twitter.

Un porte-parole du ministère israélien des Affaires étrangères a confirmé la rencontre mais a refusé de donner plus de détails.

Sous le gouvernement précédent, dirigé par Benjamin Netanyahu, les hauts responsables israéliens et palestiniens se rencontraient rarement. Mais la coalition actuelle est composée d’hommes politiques centristes, arabes et de gauche, ainsi que de politiciens droite, qui ont établi des contacts avec leurs homologues de l’Autorité palestinienne.

Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid condamne l’invasion de l’Ukraine par la Russie, le 24 février 2022. (Crédit : Niv Musman/GPO)

Le ministre de la Défense Benny Gantz a rencontré le président de l’AP Mahmoud Abbas à deux reprises, notamment dans la résidence de Gantz à Rosh HaAyin. Les deux réunions ont été suivies d’annonces israéliennes répondant à certaines demandes palestiniennes.

Le Premier ministre Naftali Bennett est opposé à de nouvelles négociations de paix avec les Palestiniens et a refusé de rencontrer Abbas. Néanmoins, son gouvernement s’est engagé à soutenir l’Autorité palestinienne et à renforcer son économie en difficulté, Gantz étant le fer de lance de cette initiative.

Lapid devrait remplacer Bennett au poste de Premier ministre en 2023, conformément aux accords de coalition. Lapid a cependant souligné le mois dernier qu’il ne modifierait pas radicalement la politique actuelle envers Ramallah.

« Même après [ma prise de fonction en tant que Premier ministre], la coalition sera obligée de respecter les accords déjà conclus, et je respecterai tous les accords que j’ai conclu avec mes partenaires », a déclaré Lapid, ajoutant qu’une partie de son accord avec Bennett était que ni l’un ni l’autre ne tiendrait de négociations de paix avec les Palestiniens.

Al-Sheikh a grimpé dans les rangs de l’Autorité palestinienne ces dernières semaines, suscitant des discussions sur son éventuelle succession à l’octogénaire Abbas. Le mois dernier, al-Sheikh a été promu au comité exécutif de l’Organisation de libération de la Palestine, la plus haute instance décisionnelle du groupe.

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