Un homme accusé du meurtre de sa femme dit qu’elle l’a poignardé en premier
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Un homme accusé du meurtre de sa femme dit qu’elle l’a poignardé en premier

Eliran Malul dit qu'il était trop ivre pour se rappeler de la nuit où il est soupçonné d'avoir assassiné Michal Sela, mais il se rappelle qu'elle l'a poignardé pendant la dispute

Eliran Malul, accusé d'avoir poignardé à mort sa femme Michal Sela à leur domicile de Ramat Motza, aperçu par liaison vidéo lors d'une audience au tribunal de district de Jérusalem le 26 mai 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)
Eliran Malul, accusé d'avoir poignardé à mort sa femme Michal Sela à leur domicile de Ramat Motza, aperçu par liaison vidéo lors d'une audience au tribunal de district de Jérusalem le 26 mai 2020. (Yonatan Sindel/Flash90)

Un homme accusé d’avoir assassiné sa femme lundi a déclaré au tribunal qu’elle l’avait poignardé à plusieurs reprises et qu’il n’était pas coupable de sa mort, bien qu’il ait été trop ivre pour se souvenir des détails.

Eliran Malul, 35 ans, est accusé de meurtre aggravé dans la mort au couteau de sa femme, Michal Sela, 32 ans, en octobre 2019, devant leur jeune fille.

Les avocats de Malul, qui a refusé de coopérer avec les enquêteurs, ont déclaré au tribunal de district de Jérusalem qu’il niait l’avoir assassinée, dans ses premiers commentaires sur l’affaire depuis son inculpation l’année dernière.

Ils ont dit à la cour que Malul était trop ivre pour se souvenir de quoi que ce soit de la nuit où Sela est morte, à part le fait qu’au début, les deux se sont disputés et qu’elle l’a poignardé plusieurs fois au côté droit.

Michal Sela, retrouvée poignardée à son domicile près de Jérusalem, le 3 octobre 2019. (Facebook)

L’acte d’accusation publié en novembre accusait Malul d’avoir poignardé sa femme à 11 reprises dans le haut de son corps dans leur maison de Motza, une banlieue verdoyante de Jérusalem.

Eliran Malul au tribunal de district de Jérusalem, le 1er décembre 2019. (Olivier Fitoussi/Flash90)

Il est indiqué que Malul a agi « avec une cruauté particulière en agressant [Sela] en présence de leur petite fille, en la blessant à la tête, en la traînant et en la poignardant à plusieurs endroits du haut de son corps, alors qu’elle tentait de se défendre de toutes ses forces ».

Les autorités ont déclaré que le couple avait connu des tensions dans leur relation, Malul faisant preuve de jalousie et exigeant que sa femme coupe les liens avec les partenaires et amis de son passé. Elle avait à plusieurs reprises évoqué avec sa famille et ses amis la possibilité de le quitter.

En réponse à l’affirmation de Malul, la famille de Sela l’a accusé d’être un « tueur de sang-froid, qui n’a pas non plus honte », notant qu’il a attendu des heures pour signaler sa mort.

Malul lui-même a été hospitalisé après le meurtre, bien que les rapports indiquent que ses blessures étaient dues à une tentative de suicide ratée.

La police et les services médico-légaux sur les lieux du meurtre de Michal Selan, à Motza, une banlieue de Jérusalem, le 3 octobre 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/FLASH90)

Le procès de Malul a été retardé à plusieurs reprises en raison de la pandémie de coronavirus, qui a largement paralysé les tribunaux pendant deux mois.

Sela était assistante sociale auprès de jeunes à risque à Jérusalem.

Le cas de Sela a contribué à attirer l’attention sur le fléau des violences domestiques. En 2019, il y a eu 12 incidents au cours desquels des femmes ont été tuées par leur partenaire conjugal. Jusqu’à présent, en 2020, il y a eu 11 meurtres présumés, les rapports indiquant une augmentation de la violence contre les femmes et les enfants, les ménages étant confinés à la maison en raison de la pandémie.

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