Un homme mis en examen pour avoir poignardé une infirmière à Shmuel Harofe
Rechercher

Un homme mis en examen pour avoir poignardé une infirmière à Shmuel Harofe

Oshar Bakhit, un ressortissant soudanais bénéficiant d'un visa temporaire, est accusé d'avoir agressé Rachel Kovo, 65 ans, la blessant grièvement

Des images d'une caméra de sécurité du centre médical Shmuel Harofe montre  Oshar Bakhit prenant le couteau avec lequel il a poignardé une infirmière Rachel Kovo. (Capture d'écran : YouTube)
Des images d'une caméra de sécurité du centre médical Shmuel Harofe montre Oshar Bakhit prenant le couteau avec lequel il a poignardé une infirmière Rachel Kovo. (Capture d'écran : YouTube)

Un homme a été mis en examen vendredi pour avoir poignardé une infirmière au centre médical gériatrique Shmuel Harofe qui se trouve dans la ville de Beer Yaakov, dans le centre d’Israël, où il avait auparavant été pris en charge.

Selon l’acte d’inculpation, Oshar Bakhit, 31 ans, ressortissant soudanais, était entré dans l’hôpital le 2 juillet, portant sur lui un couteau doté d’une lame de 19 centimètres dissimulé dans son pantalon. Bakhit, qui avait été soigné dans l’établissement du mois de janvier au mois de mai, avait prévu d’attaquer l’un des membres du personnel soignant, furieux de n’avoir pas été réadmis au centre médical.

Ignorant l’appel du garde de sécurité l’intimant de arrêter, Bakhit s’était dirigé vers la salle des infirmiers. Lorsque le garde s’était opposé à lui, Bakhit avait sorti son couteau et l’avait menacé, le faisant fuir.

Puis Bakhit avait alors poignardé une infirmière, Rachel Kovo, 65 ans, plantant la lame du couteau dans l’abdomen de sa victime. Selon l’acte d’inculpation, l’infirmière avait alors saisi la main de Bakhit, l’empêchant de la poignarder une nouvelle fois.

Le garde était revenu avec son arme à feu et il avait forcé Bakhit à lâcher le couteau. L’agresseur avait été alors neutralisé par le personnel.

Kovo a été grièvement blessée. Elle a subi deux opérations, a été placée sous sédatif pendant deux semaine et elle se trouve encore aujourd’hui au sein de l’unité de soins intensifs.

Bakhit, qui se trouve en Israël grâce à un visa touristique, est accusé d’avoir commis son acte avec intention sérieuse de causer des blessures et d’avoir proféré des menaces.

Le ministère de la Santé a condamné l’attaque avec force et ordonné un renforcement de la sécurité dans les institutions de santé.

Cet incident a entraîné un mouvement de grève nationale des infirmiers au début du mois.

Grève des infirmières à l’hôpital Hadassah Ein Kerem de Jérusalem en protestation contre la violence contre le personnel médical, 4 juillet 2018 (Avec l’aimable autorisation de l’hôpital Hadassah Ein Karem).

Esti Ayalon Kovo, la fille de l’infirmière blessée lors de l’agression, avait évoqué au moment du drame la nécessité de passer à l’action.

« Des cas comme celui-ci ne doivent pas se reproduire, et les décideurs doivent comprendre qu’ils ont un rôle tout aussi important – créer une culture de tolérance zéro à l’égard de la violence. Quelque chose doit changer », avait affirmé Ayalon Kovo.

« Elle a été attaquée par un patient qui voulait être ré-hospitalisé. Il ne l’a pas ciblée personnellement – il l’a blessée parce qu’il était frustré, parce qu’il était en colère. Je ne peux pas comprendre ça », avait-elle ajouté.

Selon un rapport publié en décembre 2017 par le comité du ministère de la Santé chargé d’examiner la question, il y a plus de 3 000 incidents de violence contre le personnel médical par an, dont 11 % seulement sont signalés à la police. Seule une petite partie de ces 11 % est traduite en justice.

Au mois de mars de l’année dernière, Asher Faraj, 78 ans, avait aspergé de liquide inflammable l’infirmière Tova Kararo dans un centre de soins de la ville de Holon avant d’y mettre le feu. Kararo a succombé à ses blessures.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...