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Un homme soupçonné d’avoir tué sa grand-mère en 2018 arrêté à son arrivée en Israël

Le jeune homme de 23 ans venait d’atterrir à Ben Gurion, venant de Moldavie, où il a fui avant que le corps de la sexagénaire ne soit découvert dans leur maison de Pardes Hanna

Des policiers à l'aéroport international Ben Gurion près de Tel Aviv (Crédit : Roni Schutzer/Flash90)
Des policiers à l'aéroport international Ben Gurion près de Tel Aviv (Crédit : Roni Schutzer/Flash90)

Un homme soupçonné d’avoir assassiné sa grand-mère en mars 2018 a été arrêté à l’aéroport Ben Gurion, a annoncé la police vendredi matin.

Le suspect, dont le nom n’a pas été révélé, se trouvait en Moldavie, où il avait fui après le meurtre de la femme dans sa maison à Pardes Hanna.

Il a été arrêté à son atterrissage en Israël jeudi soir.

Le corps de la femme de 60 ans, dont le nom n’a pas été révélé non plus, avait été retrouvé dans son appartement.

La police a déclaré que le suspect, âgé de 23 ans, avait vécu avec sa grand-mère jusqu’à sa mort et avait quitté le pays avant que le corps de la femme ne soit découvert.

Le site d’information Ynet indique que selon la police, il aurait volé de l’argent et des bijoux à sa grand-mère.

Le suspect comparaîtra devant le tribunal de première instance de Haïfa plus tard dans la journée de vendredi pour une audience de garde à vue.

Vingt-cinq femmes ont été assassinées dans plusieurs meurtres très médiatisés en 2018, ce qui avait entraîné des demandes d’action contre la violence domestique.

Les militants se plaignent depuis longtemps des violences contre les femmes en Israël, affirmant que pas assez de mesures sont prises pour prévenir la violence domestique, en particulier dans les cas où les victimes sont connues des autorités.

Une étude menée par le Israeli Observatory on Femicide, basé à l’Université hébraïque de Jérusalem, portant sur le premier semestre 2022, a révélé une augmentation de 71 % des féminicides par rapport à la même période de l’année précédente – 12 décès contre 7.

En juillet, le Premier ministre Yair Lapid a abordé le fléau de la violence contre les femmes, déclarant que celui-ci était « une tache sur le pays et que cela ne pouvait pas continuer. »

Le mois dernier, le ministre de la Sécurité intérieure, Omer Barlev, s’est exprimé sur la question en déclarant : « La violence à l’égard des femmes touche tous les secteurs, et la combattre est l’une de mes priorités. Il n’est pas toujours possible d’identifier à l’avance un foyer où une femme subit des violences physiques, mentales ou financières… Mais je suis déterminé à continuer à tout faire pour assurer la sécurité des femmes dont la vie est en danger. »

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