Un Israélien a payé des Colombiens pour filmer de la pornographie infantile violente, selon le tribunal
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Un Israélien a payé des Colombiens pour filmer de la pornographie infantile violente, selon le tribunal

Un employé des services de défense est accusé d’être en possession de milliers de vidéos à contenu sexuel, impliquant notamment pour certaines, des enfants et des nouveaux nés

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Photo d'illustration d'un garde dans une prison israélienne (Crédit : Abir Sultan/Flash 90)
Photo d'illustration d'un garde dans une prison israélienne (Crédit : Abir Sultan/Flash 90)

Un Israélien a été accusé dimanche d’avoir commissionné la production de pornographie infantile violente et de posséder des quantités immenses de vidéos et images graphiques illégales et pédophiles.

Selon l’acte d’accusation édicté par le tribunal de Tel Aviv, le suspect a consommé de la pornographie abusive et à caractère pédophile depuis des années, téléchargeant des milliers de vidéos et des dizaines de milliers de photo sur ce qu’on appelle le « dark web », une portion inexploitée d’Internet qui est utilisée par les criminels pour acheter et vendre des matériels et contenus illicites.

Le nom de l’homme n’a pas été rendu public par le tribunal. Il s’agirait toutefois d’un individu âgé approximativement de 50 ans et habitant le centre d’Israël. Il serait par ailleurs un employé des services de défense israéliens même si les juges n’ont pas mentionné sa branche d’activité.

Le suspect a été arrêté le 13 février, mais avait été relâché en résidence surveillée deux jours plus tard à la condition qu’il n’utilise ni ordinateur, ni téléphone cellulaire.

Selon le bureau du procureur de l’Etat, alors qu’il se trouvait en résidence surveillée, l’homme est parvenu à accéder à Internet et a « recherché des contenus avec des violences sur enfants ».

Dimanche, le tribunal de Tel Aviv a souscrit à une demande des procureurs de l’Etat de conserver l’homme en détention jusqu’à la fin de son procès.

L’individu n’est pas accusé d’agressions sur enfants, mais on le soupçonne d’avoir payé d’autres personnes pour le faire à de multiples occasions.

Yuval Orr parcout l'internet sombre dans une scène de "Down the Deep, Dark Web. (Crédit : autorisation)
Yuval Orr parcout l’internet sombre dans une scène de « Down the Deep, Dark Web. (Crédit : autorisation)

Selon l’acte d’accusation, le suspect serait entré en contact avec deux producteurs de films en Colombie au mois d’avril 2015 et les aurait payés 5 700 shekels pour réaliser un film où une femme agresserait sexuellement un jeune garçon.

« La demande était qu’il fallait que l’enfant soit blessé pendant le tournage et que la souffrance de ce garçon soit visible sur les images », selon l’acte d’accusation.

Il serait entré en relation avec les producteurs via Internet et les aurait payés par l’entremise du site de transfert d’argent Paypal.

Le suspect est resté en contact avec les producteurs colombiens jusqu’à son arrestation au mois de janvier et il aurait commandé huit vidéos supplémentaires montrant des violences sexuelles commises sur des enfants.

‘La demande était qu’il fallait que l’enfant soit blessé pendant le tournage et que la souffrance de ce garçon soit visible sur les images’

Ces vidéos montraient des violences physiques et des viols, selon l’acte d’accusation. Après avoir vu les vidéos, l’homme aurait fait savoir aux producteurs qu’il déplorait qu’elles « ne soient pas aussi extrêmes que ce qu’il demandait ».

Néanmoins, il aurait promis d’acheter plus de contenus et aurait mis les producteurs en contact avec d’autres consommateurs potentiels, selon l’acte d’accusation.

Lors de deux occasions séparées en octobre 2016, le suspect aurait contacté des femmes en ligne et leur aurait offert 1 100 shekels pour abuser sexuellement d’un enfant, une scène auquel il aurait pu assister via l’application de messagerie vidéo Skype.

Par deux fois, les femmes lui ont répondu qu’elles « ne seraient pas en mesure de réaliser un film conformément à ses demandes », selon l’acte.

L’homme est également accusé d’avoir aidé à disséminer de la pornographie infantile, ainsi que des vidéos d’actes de grave cruauté sur des animaux.

Selon l’acte d’inculpation, l’homme avait en sa possession « des centaines de gigabites » de contenu pornographique, dont des vidéos montrant des actes de bestialité et de viol de femmes, d’enfants et de nouveaux nés.

Le suspect collectionnait aussi des vidéos de démembrement d’animaux vivants, selon l’acte.

Il aurait transmis le mot de passe de sa collection à 280 occasions pour permettre à d’autres de regarder les contenus qu’il avait collectés.

L’homme sera poursuivi par la division chargée de la cyber-criminalité auprès du procureur de l’Etat.

Il devra répondre de sollicitation de l’utilisation du corps d’un mineur en vue de la création de pornographie infantile, de tentative de sollicitation de l’utilisation du corps d’un mineur en vue de la création de pornographie infantile, de sollicitation d’abus sur un enfant, de tentative de sollicitation d’abus sur un enfant, de publication de pornographie illégale, de publication de pornographie infantile ainsi que de deux charges de possession de pornographie infantile.

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