Un journaliste espagnol mis en examen pour homicide involontaire d’un Israélien
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Un journaliste espagnol mis en examen pour homicide involontaire d’un Israélien

Julio de la Guardia est soupçonné d'avoir tué, le mois dernier, Chaim Tukachinsky, 31 ans, alors qu'il conduisait en état d'ébriété

Le journaliste espagnol Julio de la Guardia, soupçonné d'implication dans une collision mortelle à Jérusalem, à son arrivée à la Cour de Jérusalem le 24 septembre 2018 (Flash90)
Le journaliste espagnol Julio de la Guardia, soupçonné d'implication dans une collision mortelle à Jérusalem, à son arrivée à la Cour de Jérusalem le 24 septembre 2018 (Flash90)

Les procureurs ont mis en examen dimanche le journaliste espagnol Julio de la Guardia pour homicide involontaire et conduite en état d’ébriété après le meurtre d’un piéton lors d’un accident suivi d’un délit de fuite survenu le mois dernier à Jérusalem.

L’acte d’inculpation mentionne également que de la Guardia a quitté les lieux de l’accident, brûlé un feu rouge et dépassé les limitations de vitesse.

Les procureurs ont demandé que de la Guardia soit placé en détention jusqu’à la fin des procédures judiciaires entamées à son encontre.

Chaim Tukachinsky, 31 ans, pianiste, compositeur et chef d’orchestre, avait été tué le mois dernier sur la place de Paris, dans le centre de Jérusalem, alors qu’il revenait du mur Occidental lors de la première nuit de la fête juive de Souccot.

Chaim Tukachinsky (Capture d’écran : YouTube)

Le chauffard s’était enfui et il avait été arrêté une heure plus tard. Il présentait un taux d’alcoolémie trois fois supérieur à la moyenne.

De la Guardia travaillait comme correspondant étranger en Israël depuis de nombreuses années pour plusieurs journaux espagnols. Il avait été expulsé de l’Etat juif en 2011 après une dispute conjugale, a fait savoir la Dixième chaîne, citant des responsables du ministère des Affaires étrangères.

La raison pour laquelle de la Guardia, 51 ans, a pu obtenir un nouveau visa de travail et a pu revenir en Israël reste indéterminée.

Durant l’enquête sur l’accident, a noté le reportage, il a été découvert que de la Guardia avait également travaillé pour une entreprise iranienne hispanophone sous un nom d’emprunt. Cette embauche a duré quelques mois, a appris le Times of Israel.

La famille et des amis lors des funérailles de Chaim Tukchinsky, qui a été tué dans un délit de fuite à Jérusalem, le 25 septembre 2018 (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

De la Guardia a expliqué à la police qu’il avait été harcelé par trois Palestiniens à moto qui suivaient sa voiture, dans laquelle se trouvaient ses trois chiens, et qu’ils tentaient de le coincer. Il a ajouté qu’il tentait de leur échapper lorsque l’accident s’est produit.

Il a également dit qu’il avait arrêté son véhicule à une courte distance de l’accident, ne sachant pas exactement ce qui était arrivé, mais qu’il était rapidement parti lorsque des locaux l’avaient approché, craignant une agression. Il était ultérieurement allé voir un véhicule de patrouille de police qui avait allumé ses gyrophares, disant aux agents que c’était probablement lui qu’ils recherchaient.

Tukachinsky, ancien habitant de Kiryat Motzkin, avait quitté sa yeshiva à l’âge de 18 ans pour entrer dans une académie de musique de Jérusalem, où il avait excellé lors de l’obtention de ses diplômes.

« Je n’ai jamais compris pourquoi les gens lèvent le sourcil lorsqu’ils me voient, un haredi jouant du piano », avait-il dit au site Ynet en 2015. « Pour moi, j’ai toujours été haredi et j’ai toujours joué du piano. J’ai dévié du chemin [qui avait été établi pour moi] et j’ai quitté les études que j’effectuais dans des institutions supérieures de yeshiva pour devenir un pianiste professionnel ».

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