Un mètre d’engrais retrouvé confirme la présence d’une écurie vieille de 1 500 ans
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Un mètre d’engrais retrouvé confirme la présence d’une écurie vieille de 1 500 ans

Des archéologues découvrent une grotte à partir d’un mur épais composé de bouse animale dans le Parc national d’Avdat au sud du Néguev

L'intérieur de l'écurie. Les bassins de pierre rondes ont apparemment été utilisées pour stocker de la nourriture et de l'eau pour les animaux (Crédit : Autorité israélienne des Antiquités)
L'intérieur de l'écurie. Les bassins de pierre rondes ont apparemment été utilisées pour stocker de la nourriture et de l'eau pour les animaux (Crédit : Autorité israélienne des Antiquités)

Une étable datant de 1 500 ans qui aurait vraisemblablement été détruite par un tremblement de terre a été déterrée par une équipe d’archéologues dans le désert du Neguev.

Sa découverte a été possible grâce à une couche de fumier animal d’un mètre d’épaisseur trouvé sur le site, rapporte l’Autorité israélienne des Antiquités (IAA).

Selon les déclarations de l’IAA, cette étable datant de l’époque byzantine dans la région d’Avdat et son parc national a été découverte à l’intérieur d’une grotte séparée en plusieurs espaces.

Des croix dessinées sur le mur de la grotte, vraisemblablement apposées là par des moines ont également été remarquées.

L’équipe a également trouvé des bassins en pierre, certainement utilisés pour y nourrir les animaux dans l’étable.

Au regard des grandes quantités de fumiers et autres déjections d’ânes, de moutons et de chèvres découverts sur le site, les chercheurs confirment que ce site archéologique a probablement bien été une étable,

« L’identification de l’étable est corroborée par le fait qu’il se trouvait sur le site un mètre épais de déjections organiques (excréments d’ânes, de moutons et de chèvres) posé sur le sol de la grotte. Il semblerait que l’endroit fut détruit par un tremblement de terre qui aurait décimé la ville d’Avdat au début du 7e siècle de l’ère chrétienne, » dit le communiqué.

Les chercheurs espèrent que les grains de raisins retrouvés, par ailleurs, sur le site et extrêmement bien conservés en raison du climat chaud et sec de la région, leur permettront d’extraire des prélèvements ADN de ces fruits très anciens et tenter ainsi d’en savoir plus au sujet des différentes espèces présentes dans cette région, rapporte le communiqué.

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