Un ministre égyptien en Israël pour parler coopération énergétique
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Un ministre égyptien en Israël pour parler coopération énergétique

Tarek el-Molla est le premier haut fonctionnaire du Caire à venir en 5 ans; Selon Netanyahu il y a assez de gaz naturel en Méditerranée pour les besoins des deux pays et l'export

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (au centre), le ministre égyptien du Pétrole Tarek el-Molla (à gauche) et le ministre israélien de l'Énergie Yuval Steinitz, à Jérusalem, le 21 février 2021. (Kobi Gideon / GPO)
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu, (au centre), le ministre égyptien du Pétrole Tarek el-Molla (à gauche) et le ministre israélien de l'Énergie Yuval Steinitz, à Jérusalem, le 21 février 2021. (Kobi Gideon / GPO)

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a reçu dimanche le ministre égyptien de l’Energie, lors de la première visite publique en Israël d’un haut responsable du gouvernement égyptien depuis cinq ans.

M. Netanyahu a déclaré au ministre du Pétrole et des Ressources minérales, Tarek el-Molla, que la découverte de gaz naturel en mer Méditerranée était une « formidable opportunité » de coopération entre Israël, l’Égypte et d’autres pays dans le domaine de l’énergie et d’autres domaines.

S’exprimant au début de leur rencontre, M. Netanyahu a qualifié cette visite de « jour important » pour les relations entre les deux pays et a déclaré qu’il y avait suffisamment de gaz pour que les deux pays puissent approvisionner leurs propres citoyens et devenir de grands exportateurs.

M. El-Molla a déclaré qu’il attendait avec impatience les discussions du East Mediterranean Gas Forum (EMGF), qui regroupe Israël, l’Égypte, Chypre, la Grèce et l’Autorité palestinienne.

Yuval Steinitz, ministre de l’Energie, Meir Ben-Shabbat, conseiller à la sécurité nationale, Amira Oron, envoyée d’Israël en Égypte, Khaled Azmi, envoyé égyptien en Israël, et Magdy Galal, présidente de l’entreprise publique Egyptian Natural Gas Holding Company, qui gère les parts de l’État égyptien dans les projets gaziers, ont également participé aux discussions, qui se sont tenues au bureau du Premier ministre à Jérusalem.

Le navire de recherche turc, Oruc Reis, (au centre), est entouré de navires de la marine turque en Méditerranée, le 10 août 2020. (IHA via AP)

Israël a rejoint l’EMGF en septembre dernier dans un processus établissant formellement l’idée de Steinitz et el-Molla de créer une organisation intergouvernementale régionale, basée au Caire.

Le forum veut coopérer à la mise en place d’un gazoduc de gaz naturel reliant Israël, la Grèce et Chypre à l’Italie et à l’Europe. L’objectif final est d’approvisionner le continent avec 10 % de son gaz.

Les directeurs généraux des ministères de l’Energie de chaque pays membre doivent former un groupe de travail pour faire avancer les choses, tandis qu’un comité consultatif sera mis en place pour inclure les entreprises énergétiques internationales du secteur privé.

La France a demandé à adhérer à cet organisme, et l’Union européenne et les États-Unis y participent en tant qu’observateurs. Washington est particulièrement inquiet de la puissance de la Russie, qui est restée l’année dernière le plus grand fournisseur de gaz naturel et de pétrole de l’UE, devant la Norvège.

La Turquie, au grand dam de l’UE et d’autres États, a effectué des forages exploratoires dans les eaux territoriales que revendiquent Chypre et la Grèce. En août 2020, elle a envoyé un navire de reconnaissance dans les eaux revendiquées par la Grèce, escorté par des navires de guerre.

Des Israéliens nettoient du goudron provenant d’une fuite de pétrole dans la mer méditerranée dans la réserve naturelle de Gador, près de Hadera, le 20 février 2021. (Crédit : AP Photo/Ariel Schalit)

Les champs de gaz israéliens Tamar et Leviathan – ainsi que les champs plus petits Karish et Tanin qui devraient entrer en production en 2021 – sont considérés comme une aubaine pour une nation qui a toujours manqué de ressources naturelles.

La visite d’El-Molla est intervenue alors qu’Israël est confronté à une importante marée noire, qui a mis en évidence les craintes des activistes quant aux dommages environnementaux dus à l’exploitation énergétique en Méditerranée orientale.

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