Un ministre présente ses excuses aux Bédouins après Umm al-Hiran
Rechercher

Un ministre présente ses excuses aux Bédouins après Umm al-Hiran

Uri Ariel est le premier responsable israélien à s'excuser après la mort d'un Bédouin pendant des démolitions de maisons dans le village

Uri Ariel, ministre de l'Agriculture. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)
Uri Ariel, ministre de l'Agriculture. (Crédit : Abir Sultan/Flash90)

Uri Ariel, ministre de l’Agriculture, a présenté lundi ses excuses, une première de la part d’un responsable israélien, pour un incident survenu au mois de janvier dans le village bédouin d’Umm al-Hiran, dans le Néguev, au cours duquel un habitant et un policier avaient été tués.

Pendant des semaines, la police avait maintenu que l’homme, Yaqoub Abu al-Qian, avait été tué par des tirs de la police alors qu’il était en train de commettre délibérément un attentat à la voiture-bélier contre les forces de l’ordre, venues pour évacuer ce village non-reconnu.

Toutefois, les conclusions de l’enquête interne qui ont fuité ont indiqué qu’Abu al-Qian n’était pas un terroriste et que les policiers sur les lieux l’avaient pris pour cible sans justification suffisante, avant que son véhicule ne vienne renverser et tuer le policier israélien Erez Levi.

« Je présente mes plus profondes excuses pour tout cela », a déclaré Ariel au cours d’une visite dans la ville bédouine de Rahat. « Nous attendons les résultats du département des enquêtes internes de la police, mais des voix attestent d’ores et déjà d’erreurs graves qui ont été commises. »

Yaqoub Mousa Abu al-Qian (Crédit : autorisation)
Yaqoub Mousa Abu al-Qian (Crédit : autorisation)

Il a poursuivi en demandant que ses hôtes transmettent son message à la famille d’Abu al-Qian et a ajouté que « peut-être pourrons-nous organiser une visite pour le lui dire personnellement ».

Le ministre de la Sécurité intérieure, Gilad Erdan, qui s’était au départ positionné aux côtés de la police en affirmant qu’Abu Al-Qian était un terroriste, a depuis partiellement révisé son jugement, s’abstenant toutefois de présenter des excuses.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...