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Un mort et un blessé après une bagarre dans un village du nord

La rixe a éclaté entre deux familles dans la ville de Turan ; il s'agit du deuxième incident du genre cette semaine

La police sur la scène d'une rixe dans la ville du nord du pays de Turan, le 1 novembre 2019. (Police israélienne)
La police sur la scène d'une rixe dans la ville du nord du pays de Turan, le 1 novembre 2019. (Police israélienne)

Un homme a été tué et au moins un autre blessé lors d’une rixe qui a eu lieu dans la nuit de vendredi à samedi. L’incident s’est produit dans le village arabe israélien de Turan dans le nord du pays.

L’homme a été gravement blessé dans l’incident dans la ville de basse Galilée. Il a été déclaré mort au centre médical Baruch Padeh à Tibériade.

La bagarre a éclaté entre deux familles, qui se sont lancées des feux d’artifices et des pierres. Ils ont incendié des poubelles et tiré des coups de feu en l’air.

La police a ouvert une enquête, et des renforts ont été envoyés dans le village pour éviter un autre incident.

Il s’agissait de la deuxième altercation du genre cette semaine. Dimanche dernier, la police avait rapporté avoir interpellé 19 personnes après une rixe qui avait eu lieu la veille à Turan. Ces heurts auraient été provoqués par le licenciement de l’imam de la mosquée locale.

En plus des arrestations, deux armes de style Carlo ont été saisies, en référence aux fusils automatiques de type Carl Gustav.

La police a fait savoir qu’elle opérait activement dans le village depuis un mois, dialoguant avec les responsables locaux afin d’éviter une escalade de la violence. Elle a souligné qu’elle prenait la situation très au sérieux.

Les forces de l’ordre ont également appelé les résidents et les responsables locaux à restaurer le calme dans le village.

Ces dernières semaines, des dizaines de milliers de personnes ont participé à des manifestations dans des villes arabes pour demander une présence policière plus importante afin de ramener le calme dans les rues. Les manifestants ont lancé une grève générale dans la communauté.

Les responsables politiques arabes affirment que la police israélienne ignore très largement la violence dans leurs communautés, qu’il s’agisse de vendettas familiales, de guerres de gangs, de violences domestiques ou de crimes d’honneur.

La police a catégoriquement rejeté ces accusations d’indifférence. Elle affirme faire tout ce qui est en son pouvoir pour endiguer la violence. Elle considère que les responsables locaux doivent mieux coopérer avec elle et empêcher la violence.

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