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Un nouveau bataillon mixte pour garder la barrière de sécurité en Cisjordanie

Le 49e bataillon, baptisé "Panthère", fera partie du Corps de défense des frontières, actuellement chargé de défendre les frontières de la Jordanie et de l'Égypte

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Illustration : Une lieutenante du Corps de défense des frontières plaçant un béret sur la tête d'une soldate, sur une photo non datée publiée par l'armée. (Crédit : Armée israélienne)
Illustration : Une lieutenante du Corps de défense des frontières plaçant un béret sur la tête d'une soldate, sur une photo non datée publiée par l'armée. (Crédit : Armée israélienne)

Tsahal a annoncé mercredi la formation d’un nouveau bataillon mixte d’infanterie légère, qui sera stationné le long de la barrière de sécurité de Cisjordanie.

Le 49e bataillon, baptisé « Panthère », fera partie du Corps de défense des frontières, qui utilise un béret à motif de camouflage désert jaune et marron.

L’armée a déclaré que cette décision avait été prise à la suite d’une opération de plusieurs mois en Cisjordanie, au cours de laquelle de nombreuses unités de réservistes ont été envoyées à la barrière de sécurité pour empêcher les Palestiniens d’entrer en Israël.

Plusieurs terroristes palestiniens ont réussi à entrer en Israël via des brèches dans la barrière plus tôt cette année.

Le nombre de Palestiniens identifiés comme franchissant illégalement la barrière est passé d’environ 30 000 par jour en mars à quelques centaines par jour depuis avril, selon Tsahal.

Le Corps de défense frontalier est actuellement chargé de défendre les frontières d’Israël avec la Jordanie et l’Égypte. Bien qu’Israël maintienne des traités de paix avec Amman et Le Caire, ces frontières voient de fréquentes tentatives de contrebande et, à l’occasion, d’autres incidents violents.

Une section de la barrière de sécurité israélienne divisant les terres des agriculteurs palestiniens et entourant la ville sur trois côtés, dans la ville de Qalqilya, en Cisjordanie, le 5 juillet 2017. (Crédit : AP Photo/Nasser Nasser/Dossier)

Afin de libérer les unités d’infanterie lourde – les Parachutistes, les Brigades Givati, Golani, Kfir et Nahal – qui servaient autrefois à ces frontières, ces dernières années, Tsahal les a remplacées par les unités d’infanterie légère du Corps de défense des frontières : les bataillons Caracal, Bardelas, Lions de la vallée du Jourdain et Lions de la vallée.

L’unité de traqueurs bédouins et cinq bataillons du Corps de collecte de renseignements de combat sont également subordonnés au Corps de défense des frontières.

Contrairement aux brigades d’infanterie lourde, ces bataillons mixtes ne sont pas considérés comme des « unités de manœuvre ». Cela signifie qu’ils ne sont pas entraînés à pénétrer profondément en territoire ennemi, mais plutôt à rester largement à l’intérieur des frontières d’Israël et relativement près de leurs bases d’attache. Cela signifie que les soldats servant dans ces unités ne doivent pas répondre aux mêmes exigences physiques que les troupes des brigades d’infanterie lourde, qui doivent être capables de transporter du matériel lourd sur de longues distances, ce pour quoi les hommes sont en moyenne mieux préparés physiquement que les femmes.

La décision de former le bataillon Panthère fait suite à une réflexion similaire visant à libérer les unités de manœuvre actuellement chargées de protéger la barrière de sécurité en Cisjordanie.

« La création de ce bataillon symbolise la capacité de Tsahal à s’adapter efficacement et rapidement à l’évolution des exigences opérationnelles », a déclaré le général de brigade, Amit Yamin, commandant du Corps de défense des frontières.

Le général de brigade, Amit Yamin, prenant la parole lors d’une cérémonie militaire, le 14 juin 2022. (Crédit : Armée israélienne)

« Nous avons beaucoup investi dans la planification de ce bataillon pour nous assurer que le personnel recruté aura un service militaire significatif qui contribuera aux objectifs opérationnels de Tsahal », a ajouté Yamin.

L’armée israélienne a déclaré que l’unité commencerait à travailler l’année prochaine et que les premiers soldats seraient recrutés mercredi.

Les détracteurs de l’intégration du genre dans l’armée la décrivent souvent comme une expérience sociale dangereuse avec des ramifications potentielles pour la sécurité nationale, tandis que ses défenseurs la qualifient généralement de mesure nécessaire depuis longtemps, en accord avec les politiques de nombreux autres pays occidentaux.

L’armée insiste sur le fait qu’elle autorise davantage de femmes à servir dans des postes de combat pour des raisons pratiques, et non en raison d’un programme social, affirmant qu’elle a besoin de toutes les femmes et de tous les effectifs disponibles.

Ces dernières années, on a également constaté une tendance croissante des femmes à servir dans les unités de combat et dans d’autres rôles précédemment occupés par des hommes, l’armée ayant ouvert davantage de postes de combat aux femmes en juin.

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