Un Palestinien avoue le meurtre d’une Israélienne pour « motifs nationalistes »
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Un Palestinien avoue le meurtre d’une Israélienne pour « motifs nationalistes »

Michal Halimi, 30 ans, était enceinte au moment du meurtre et les enquêteurs avaient un temps envisagé la possibilité d'un "crime passionnel"

Muhammad Harouf (à gauche), résident de Naplouse, assiste à une audience à la Cour de la magistrature de Jérusalem, le 2 août 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)
Muhammad Harouf (à gauche), résident de Naplouse, assiste à une audience à la Cour de la magistrature de Jérusalem, le 2 août 2017 (Yonatan Sindel / Flash90)

Un Palestinien arrêté pour le meurtre de son ex-petite amie israélienne a conclu un accord de plaidoyer coupable avec le procureur, admettant avoir agi « pour des motifs nationalistes », a indiqué dimanche le ministère israélien de la Justice.

Mohamed Harouf, un habitant de Naplouse en Cisjordanie, avait été interpellé par la police israélienne en août 2017 après la découverte du corps de Michal Halimi.

Cette jeune femme de 30 ans, avec laquelle il avait eu une aventure, avait disparu en mai, selon les médias.

Le suspect avait reconnu avoir tué son ex-petite amie mais les motifs du meurtre étaient restés obscurs.

Michal Halimi, 30 ans, était mariée et enceinte au moment du meurtre et les enquêteurs avaient un temps envisagé la possibilité d’un « crime passionnel ».

« L’assassin l’a étranglée alors qu’elle portait un bébé dans son ventre puis l’a lapidée et laissé sans sépulture », a déclaré le procureur au tribunal, ajoutant que les deux parties étaient arrivées à un accord suite aux aveux du meurtrier.

« Nous sommes arrivés à cet accord afin d’éviter un long procès et nous demanderons en accord avec la défense la peine de prison à vie » a ajouté le procureur, selon le communiqué du ministère.

Le tribunal doit se réunir à une date non annoncée par le ministère pour déterminer le verdict.

« Le tribunal a reconnu que l’assassin a voulu tuer une juive pour des motifs idéologiques », a indiqué l’avocate de la famille Halimi dans un communiqué.

La mère de la victime, Guita Zylberman, a de son côté affirmé que « justice a été faite » pour sa fille.

Le 23 mai 2017, jour de sa disparition, la famille s’était tournée vers la police qui avait suivi la piste de son ancien petit ami, selon les médias. La victime vivait dans l’implantation d’Adam, près de Ramallah, en Cisjordanie.

Elle avait été tuée dans le centre d’Israël.

Les médias ont été longtemps soumis à la censure sur cette affaire.

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