Un professeur d’université réitère son attaque contre Shaked
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Un professeur d’université réitère son attaque contre Shaked

Ofir Cassif a qualifié la ministre de la Justice de "sale néo-nazie" sur Facebook

Ayelet Shaked à la Knesset en octobre 2014 (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)
Ayelet Shaked à la Knesset en octobre 2014 (Crédit photo: Miriam Alster / Flash90)

Le professeur de l’université hébraïque, qui a traité la ministre de la Justice Ayelet Shaked de « sale néo-nazie », a déclaré à la radio de l’armée que « ce gouvernement et la ministre Shaked veulent éliminer les vestiges de la démocratie en Israël ».

« S’ils me convoquent pour une enquête policière, j’irais comme si c’était un honneur. Peut-être que je m’étiqueterais moi-même », a déclaré Ofir Cassif, en faisant allusion au projet de loi que Shaked souhaite faire passer qui exigerait des ONG, qui souhaitent obtenir des fonds gouvernementaux, qu’elles s’étiquettent.

« Elle est non seulement une partenaire responsable de la fascisation [sic] d’Israël, mais aussi une partenaire indirecte à un génocide en Afrique et de crimes contre l’humanité », a écrit Cassif, professeur de sciences politiques à l’université de Jérusalem, sur Facebook.

Il a fait cette déclaration en réponse à un post similaire publié par l’ancien directeur de La Paix Maintenant et professeur de l’université hébraïque, le Professeur Amiram Goldblum.

Goldblum a déclaré en lettres capitales que « LA CAMPAGNE ELECTORALE DE SHAKED SE FONDE ENTRE AUTRES SUR DE L’ARGENT COLLECTE EN ECHANGE DE LA VENTE D’ARMES AUX TUEURS EN SIERRA LEONE ET GRÂCE AU SOUTIEN FINANCIER DE SHAKED D’AMÉRIQUE DU SUD QUI EST MAINTENANT EN PRISON EN BELGIQUE APRES AVOIR ETE DETENU PENDANT 8 MOIS AU MONTENEGRO DEPUIS MARS 2015 ».

Goldblum a également appelé tous les gouvernements européens à empêcher Shaked de visiter leur pays.

L’université a déclaré en réponse aux commentaires de Cassif qu’elle n’est pas responsable des commentaires faits par ses professeurs tant qu’ils n’utilisent pas la tribune des cours pour les diffuser.

Naftali Bennett, chef du parti HaBayit HaYehudi, dont Shaked fait partie, a exigé des explications sur les propos du professeur de l’université Hébraïque. Il a appelé le directeur de l’université Hébraïque et a exigé une explication immédiate sur les propos postés sur Facebook par les professeurs d’université qui ont critiqué la ministre de la Justice Ayelet Shaked.

Bennett a affirmé dans un communiqué que ce qui a été posté sur Facebook constituait « l’incitation [à la haine] la plus sérieuse contre la ministre de la Justice depuis la fondation de l’Etat », ajoutant que l’incitation à la haine contre elle « était le problème de tout le monde ».

« Vous pouvez prendre ce que vous voulez et célébrez [votre victoire] maintenant et gagnez un quart de point politique, et c’est votre droit, mais ce n’est pas la manière de faire [les choses] », a-t-il déclaré à la Knesset.

Shaked a ensuite déposé plainte auprès de la police au sujet de deux posts publiés sur Facebook postés par deux professeurs de l’université hébraïque.

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