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Un responsable de Boeing en Israël pour vendre des F-15 en vue de frappes sur l’Iran

Selon Ted Colbert, qui a rencontré Netanyahu et Gallant, ce voyage montre l'engagement de l'entreprise à soutenir Israël avec F-15IA et des avions-citernes KC-46

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Un avion de chasse F-15 de l'US AFCENT est vu sur la base aérienne de Nevatim, le 5 janvier 2023. (Crédit : Armée israélienne)
Un avion de chasse F-15 de l'US AFCENT est vu sur la base aérienne de Nevatim, le 5 janvier 2023. (Crédit : Armée israélienne)

Le responsable de la division militaire de l’avionneur Boeing était en Israël dimanche et lundi pour faire avancer la livraison des nouveaux avions de ravitaillement et des avions de chasse tant attendus par l’armée israélienne qui cherche à renforcer ses capacités de frappe contre l’Iran.

S’adressant aux journalistes dans les bureaux de Boeing Israël à Tel Aviv, Ted Colbert, président-directeur général de Boeing Défense, Espace et Sécurité, a déclaré que l’entreprise allait fournir à Israël 25 avions de chasse F-15IA (Israel Advanced) – la variante israélienne du F-15EX avancé – avec des options pour 25 autres.

L’armée souhaite à la fois compléter et moderniser sa flotte existante de F-15, qui peuvent transporter le type d’armes lourdes dont Israël aurait besoin pour parvenir à percer les installations nucléaires iraniennes, qui sont pour la plupart profondément enterrées.

Colbert a déclaré que la capacité de charge utile du F-15EX est « inégalable » et que, combinée à la portée des avions de ravitaillement KC-46, elle « viendrait soutenir le bras long d’Israël ».

Selon Boeing, le nouveau F-15 « peut transporter plus d’armes que n’importe quel autre chasseur de sa catégorie, et peut lancer des armes hypersoniques pouvant atteindre 6,7 m de long et peser jusqu’à 3,5 tonnes. »

Colbert a indiqué que la société espérait remplacer à terme toute la flotte vieillissante de F-15I d’Israël, si Israël décidait d’en acquérir d’autres.

Ted Colbert, président-directeur général de Boeing Défense, Espace et Sécurité, rencontre le Premier ministre Benjamin Netanyahu au cabinet du Premier ministre à Jérusalem, le 19 février 2023. (Crédit : Kobi Gideon/GPO)

« Ma visite a pour but de garantir de manière absolue et concrète que nous restons engagés à servir Israël, et cela s’exprime à travers les deux grands programmes avec le gouvernement d’Israël et l’armée, le F-15IA et le KC-46 », a-t-il dit.

« Nous pensons que ces appareils disposent des capacités nécessaires pour soutenir le bras long d’Israël, pour assurer les missions d’aujourd’hui et de demain », a ajouté Colbert, une allusion indirecte à une frappe potentielle sur les installations nucléaires iraniennes.

En janvier, Israël a envoyé une demande officielle aux États-Unis pour l’achat des nouveaux chasseurs F-15.

Colbert a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu dimanche et le ministre de la Défense Yoav Gallant lundi pour discuter de la fourniture d’avions de chasse F-15 et d’avions-citernes KC-46, et pour aborder d’autres sujets d’ordre général.

Bien qu’aucun délai n’ait encore été fixé, Israël devrait recevoir les nouveaux avions de chasse au plus tôt en 2028. Il est probable qu’Israël fasse pression pour une livraison plus rapide. Colbert a affirmé que Boeing travaillait « aussi vite qu’il le peut » pour fournir les avions à Israël dans les meilleurs temps.

La plupart des avions de chasse F-15 d’Israël – connus en hébreu sous le nom de « Baz » ou « Falcon » – ont été construits et livrés pour la première fois dans les années 1970, mais ils ont été modernisés et remis à neuf au cours des dernières décennies.

Si la vente se concrétise et qu’Israël rachète des F-15, ce serait la première acquisition d’un avion de chasse Boeing par l’armée de l’air israélienne en vingt ans. Dans l’interlude, Israël a acheté 100 F-16 et 50 autres avions furtifs F-35 à Lockheed Martin, le concurrent principal de Boeing.

Un Boeing KC-46 Pegasus de l’US Air Force de ravitaillement en vol se connectant à un avion de chasse F-35 au-dessus de la Californie, le 22 janvier 2019. (Crédit : Photo de l’US Air Force/Ethan Wagner)

La livraison du premier des quatre ravitailleurs KC-46, dont Israël aurait besoin pour mener une frappe en Iran, est toujours prévue pour 2025. Israël a demandé que cette date soit avancée – ce qui obligerait les États-Unis à renoncer à leur place dans la file d’attente pour recevoir des avions de Boeing – demande rejetée jusqu’à présent par Washington.

L’avion multirôle permet le ravitaillement en vol des avions de chasse et d’autres appareils, et il peut également être utilisé pour le transport militaire.

Les avions sont considérés comme indispensables à Israël pour pouvoir mener d’éventuelles frappes majeures contre des cibles en Iran, à quelque 2 000 kilomètres d’Israël et bien au-delà du rayon d’action normal des avions israéliens.

Les KC-46 doivent remplacer la flotte actuelle d’avions de ravitaillement vieillissants de l’armée de l’air israélienne, qui comprend des KC-130 Hercules et des Boeing 707 convertis.

En vertu d’un accord conclu l’année dernière, Israël a l’option d’acheter quatre avions KC-46 supplémentaires à l’avenir.

Le premier KC-46 a été livré à l’US Air Force en 2019 et le service a commandé 179 de ces avions, dont la livraison est prévue d’ici 2027.

Dans une série d’interviews d’adieu le mois dernier, le chef d’état-major sortant de Tsahal, Aviv Kohavi, a réaffirmé que l’Iran était la principale préoccupation de l’armée israélienne, qui s’efforçait de s’assurer qu’elle avait les capacités de faire cavalier seul si nécessaire pour empêcher Téhéran d’acquérir des armes nucléaires.

Compte tenu de l’incertitude croissante concernant un retour de l’Iran à l’accord nucléaire de 2015 avec les puissances occidentales, Tsahal a intensifié ces deux dernières années ses efforts pour se doter de moyens militaires appropriés pour attaquer les sites nucléaires de Téhéran.

Israël a fait pression pour que les États-Unis préparent des plans d’urgence militaires afin d’empêcher l’Iran d’obtenir une arme nucléaire. Le président américain Joe Biden a déclaré qu’il était prêt à recourir à la force militaire si nécessaire, mais qu’il préférait d’abord épuiser la voie diplomatique.

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