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Un second candidat travailliste britannique suspendu pour ses propos anti-Israël

Graham Jones, suspendu pour les propos tenus à la réunion des militants du parti, où des propos similaires tenus par un autre candidat ont entraîné la suspension de ce dernier

L’ancien député travailliste Graham Jones. (Crédit : Parlement britannique)
L’ancien député travailliste Graham Jones. (Crédit : Parlement britannique)

Le parti travailliste britannique a suspendu un deuxième candidat parlementaire aux prochaines élections pour ses propos anti-Israël, moins d’un jour après avoir retiré son soutien à un autre candidat, écarté pour la même raison.

La suspension de Graham Jones, qui se présente pour conserver son siège à Hyndburn, a été annoncée dans la presse locale mardi.

Selon la BBC, Jones ferait également l’objet d’une enquête.

Cette décision fait suite à la publication par le site Guido Fawkes d’un enregistrement d’une réunion de militants travaillistes dans le comté de Lancashire, dans le nord de l’Angleterre, au cours de laquelle Graham Jones a déclaré : « Je suis sûr que lorsque [les dirigeants du monde] rentreront chez eux, comme moi [ils diront] une fois de plus, excusez mon langage, “putain d’Israël” ».

Selon le média, Jones aurait utilisé cette expression à plusieurs reprises à propos d’Israël et aurait également affirmé à tort que les Britanniques qui servent dans l’armée israélienne enfreignent la loi.

« Aucun Britannique ne devrait se battre pour un autre pays, point final », peut-on l’entendre dire dans l’enregistrement. « C’est contraire à la loi et ils devraient être emprisonnés. »

Ces propos ont été tenus alors que la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza se poursuit. Elle a été déclenchée par l’attaque transfrontalière meurtrière menée par le groupe terroriste palestinien le 7 octobre, au cours de laquelle ses membres ont tué près de 1 200 personnes, principalement des civils, tout en se livrant à des atrocités comprenant viols collectifs, tortures et mutilations. Les milliers de terroristes qui ont envahi le sud du pays à partir de l’enclave palestinienne ont également enlevé 253 personnes de tous âges. Plus de la moitié d’entre elles sont toujours aux mains des terroristes à Gaza.

Certaines des personnes tuées ou enlevées lors de l’attaque possédaient la double nationalité israélienne et britannique, notamment des soldats en service dans l’armée israélienne.

Le mouvement travailliste juif a publié un communiqué affirmant que « les propos de Graham Jones sur les Juifs israélo-britanniques sont consternants et inacceptables au sein du parti travailliste » et appelant le parti à lui retirer son soutien.

Dans un communiqué de suivi, le parti a ajouté être « heureux que le parti travailliste ait rapidement suspendu Graham Jones, dans l’attente d’une action ultérieure ».

En réponse aux affirmations de Jones selon lesquelles il serait illégal pour des sujets britanniques de servir dans d’autres armées, Guido a cité un communiqué du ministre d’État britannique chargé du développement et de l’Afrique, Andrew Mitchell, qui a déclaré que « le Royaume-Uni reconnaît le droit des ressortissants britanniques possédant d’autres nationalités de servir dans les forces armées légitimement reconnues du pays de leurs autres nationalités ».

« L’armée israélienne est une armée reconnue et les ressortissants britanniques ont à la fois le droit de se porter volontaires dans l’armée israélienne et d’être éligibles au service national. »

Un des autres participants à la réunion à laquelle assistait Jones était le candidat travailliste Azhar Ali. Un enregistrement a été diffusé le week-end dernier, dans lequel on l’entendait suggérer qu’Israël avait délibérément laissé le Hamas attaquer le 7 octobre pour justifier son invasion subséquente de la bande de Gaza.

Suite à ces remarques, le chef du parti travailliste, Keir Starmer, a retiré le soutien du parti à Ali pour les élections du 29 février.

Azhar Ali, ancien candidat du Parti travailliste britannique. (Crédit : Capture d’écran/X ; utilisé conformément à l’article 27a de la loi sur le droit d’auteur)

On ignore a quelle date la réunion à laquelle ont assisté Jones et Ali a eu lieu, mais il semble qu’elle se soit peu après le début de la guerre.

Starmer a fait de la lutte contre l’antisémitisme dans les rangs du parti travailliste l’une de ses principales missions depuis qu’il en est devenu le chef, il y a près de quatre ans.

Le parti, qui est en passe de remporter les élections générales prévues pour la fin de l’année, a connu une vague d’incidents sous l’ancien dirigeant de gauche Jeremy Corbyn.

Un rapport historique de la Commission pour l’égalité et les droits de l’homme, publié en octobre 2020, a statué que le parti travailliste sous Corbyn avait enfreint la loi dans sa gestion « inexcusable » des plaintes.

Au cours de cette période, de nombreux membres et législateurs juifs ont quitté le parti, les critiques à l’encontre d’Israël et du sionisme ayant viré à l’antisémitisme toxique de la part des partisans de M. Corbyn.

L’année dernière, l’organisme britannique de surveillance de l’égalité des chances a retiré au parti travailliste la surveillance spéciale dont il faisait l’objet depuis deux ans à cause de cette question.

Par ailleurs, un législateur de haut rang du parti conservateur au pouvoir a été contraint de demander la protection de la police après qu’une foule pro-palestinienne a encerclé son domicile dans la nuit de mardi à mercredi.

Une centaine de manifestants se sont présentés au domicile de l’ancien ministre du Moyen-Orient, Tobias Ellwood, après la publication de son adresse sur Facebook, selon le quotidien britannique The Daily Mail.

Ellwood, député de Bournemouth Est, a déclaré à Sky News que lui et ses enfants étaient à l’intérieur à ce moment-là.

Des militants du Mouvement de solidarité avec la Palestine ont utilisé un mégaphone pour scander « cessez-le-feu maintenant ! » et « Palestine libre » et ont brandi des pancartes accusant Ellwood d’être « complice d’un génocide », en référence à la guerre en cours entre Israël et le Hamas.

Toujours selon le Daily Mail, l’une des leaders de la protestation était Corrie Drew, qui s’est présentée contre Ellwood en 2019 en tant que candidate du parti travailliste. Drew, décrite dans le rapport comme une militante engagée de Corbyn, a plus tard publié sur les réseaux sociaux : « Ce soir, une centaine d’entre nous se sont rassemblés devant la maison de Tobias Ellwood, pour une manifestation d’urgence après les attaques israéliennes sur Rafah. »

Un porte-parole de la police du Dorset a déclaré dans un communiqué que « des agents ont assisté à la scène et ont assuré la liaison avec les organisateurs pour veiller à ce que les gens puissent exercer leur droit de manifester légalement et en toute sécurité sans causer de graves troubles publics importants ou continus, de graves dommages ou de graves perturbations pour la communauté. »

Il n’y a pas eu d’arrestation, a précisé la police.

Le ministre du Logement, Lee Rowley, a affirmé à Sky News que l’incident était « terrible » et que les « brimades » et les « tentatives d’intimidation » d’Ellwood étaient « inacceptables ».

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