Un tribunal israélien refuse d’ajourner l’expulsion d’un responsable de HRW
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Un tribunal israélien refuse d’ajourner l’expulsion d’un responsable de HRW

Le directeur local de Human Rights Watch (HRW), est accusé par les autorités israéliennes de "soutenir le boycott" de l'Etat hébreu

Omar Shakir, directeur de Human Rights Watch pour Israël et la Palestine, travaille à son bureau dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 9 mai 2018. (AFP Photo/Abbas Momani)
Omar Shakir, directeur de Human Rights Watch pour Israël et la Palestine, travaille à son bureau dans la ville de Ramallah, en Cisjordanie, le 9 mai 2018. (AFP Photo/Abbas Momani)

Un tribunal israélien de Jérusalem a refusé jeudi de repousser l’expulsion d’un directeur local de Human Rights Watch (HRW), accusé par les autorités israéliennes de « soutenir le boycott » de l’Etat hébreu.

Cette décision a été annoncée à l’AFP par le responsable concerné, Omar Shakir, citoyen américain, qui a ajouté avoir désormais une semaine pour quitter Israël.

Ce directeur en Israël et dans les Territoires palestiniens de l’organisation de défense des droits de l’Homme HRW basée à New York, a fait appel contre la procédure d’expulsion annoncée le 8 mai par le ministère israélien de l’Intérieur.

« Le juge a rejeté notre demande d’ordonnance provisoire qui m’aurait permis de rester dans le pays jusqu’à ce que l’appel soit examiné », a-t-il dit. « Le juge m’a donné jusqu’au 24 mai pour partir ».

HRW va saisir la Cour suprême, selon lui.

Le ministère de l’Intérieur avait donné à M. Shakir deux semaines pour partir après avoir décidé de mettre fin à son permis de séjour en l’accusant de « soutenir le boycott d’Israël ».

M. Shakir dément tout soutien au boycott et accuse Israël de chercher à faire taire une organisation très critique.

Les autorités israéliennes ont pris des mesures de répression contre les groupes considérés comme soutenant la campagne mondiale pour le BDS (boycott, désinvestissement et sanctions), qui vise à faire pression sur Israël pour qu’il mette fin à son occupation des territoires palestiniens.

L’année dernière, la Knesset a adopté une loi interdisant aux boycotteurs d’Israël et des implantations en Cisjordanie d’entrer dans le pays. Toutefois, la loi laisse encore au ministre de l’Intérieur une marge de manœuvre pour faire des exceptions.

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