Une ambulancière juive orthodoxe attaque un hôpital de New York qui lui interdit de porter des jupes
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Une ambulancière juive orthodoxe attaque un hôpital de New York qui lui interdit de porter des jupes

Hadas Goldfarb affirme avoir été congédiée injustement comme mesure de "rétorsion pour son refus de compromettre ses principes religieux"

Illustration : une ambulance de l'hôpital New York Presbyterian. (Crédit : Eyone/Wikimedia Commons via JTA)
Illustration : une ambulance de l'hôpital New York Presbyterian. (Crédit : Eyone/Wikimedia Commons via JTA)

NEW YORK (JTA) – Une ambulancière juive orthodoxe à qui on a interdit de porter des jupes.a attaqué en justice un hôpital de New York pour discrimination,

Dans la poursuite civile déposée mardi, Hadas Goldfarb a indiqué qu’elle avait trouvé du travail à l’hôpital New York Presbyterian en 2015, mais elle a été remerciée parce qu’elle a refusé de se plier au code vestimentaire, qui impose aux ambulanciers de porter des pantalons. L’interne de 26 ans, originaire de Brooklyn indique dans sa plainte que le « cessation d’activité était une rétorsion illégale pour son refus de compromettre ses principes religieux ».

Comme toutes les femmes juives orthodoxes, Goldfarb ne porte que des jupes, en accord avec les lois strictes qui régissent le code vestimentaire. Elle dit avoir déjà porté des jupes alors qu’elle travaillait comme ambulancière pour d’autres employeurs.

Suite à son renvoi, Goldfarb a porté plainte à la Commission de l’Égalité d’accès à l’Emploi, en février, elle a reçu un courrier l’autorisant à porter plainte.

La plainte a été déposée à la Cour suprême du comté de Kings. Elle y accuse l’hôpital de ne pas lui avoir permis de pratiquer sa religion, un acte qu’elle décrit comme discriminatoire et illégal. Elle a porté plainte contre l’hôpital mais également contre la ville de New York ; en effet, le Département des pompiers travaille avec l’hôpital pour les urgences.

Goldfarb demande des dommages et intérêts, de retrouver son poste et qu’une ordonnance enjoigne l’hôpital et la ville d’assouplir leur politique sur le port du pantalon.

Le JTA a contacté l’hôpital qui n’a pas souhaité s’exprimer sur cette affaire.

Goldfarb raconte avoir été surprise de la réaction de l’hôpital quand elle a demandé à pouvoir porter des jupes.

« Je suis ambulancière urgentiste depuis un moment, et je n’ai jamais eu de problème, je ne m’attendais pas à ce que ça en soit un », a-t-elle déclaré au JTA.

Elle a trouvé un autre emploi comme ambulancière dans une société de télé-medecine d’urgence, où son style vestimentaire ne pose aucun problème.

Son avocat, Joseph Aron, a déclaré au JTA qu’il était confiant dans l’affaire de sa cliente. Il a évoqué des affaires précédentes dans les tribunaux américains, qui avaient statué en faveur des plaignants, qui revendiquaient leur droit à porter des couvre-chefs ou à garder une barbe, non conformément au code vestimentaire imposé par l’employeur.

« Je suis confiant, la loi est de notre côté », a déclaré Aron, qui est spécialisé dans le droit du travail et la discrimination sur le lieu de travail.

Cette affaire a une résonance particulière pour Aron, un homme orthodoxe, père de 3 filles.

« [Quand] elles grandiront, et qu’elles auront un job qui les passionnent, elles ne devraient pas avoir à faire de sacrifices si ce job peut être fait tout en étant habillées comme elles en ont l’habitude, et que cela n’influe pas sur leur compétence », a-t-il expliqué au sujet de ses filles.

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