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Une banque israélienne gèle le compte d’un 2e extrémiste frappé par les sanctions US

Accusé d'avoir pris la tête d'un périple dévastateur dans un village de Cisjordanie, l'année dernière, David Chai Chasdai dit "être heureux de figurer sur la liste noire américaine" en espérant toutefois que la banque Hadoar "corrigera cette injustice"

David Chaï Chasdaï arrivant pour une audience devant le tribunal, à Jérusalem, le 16 février 2022. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
David Chaï Chasdaï arrivant pour une audience devant le tribunal, à Jérusalem, le 16 février 2022. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)

Le compte bancaire d’un deuxième extrémiste récemment sanctionné par les États-Unis pour des actes présumés de violence contre des Palestiniens de Cisjordanie a été gelé, selon des informations parues lundi dans les médias israéliens.

Ce que David Chai Chasdai a semblé confirmer lui-même, disant au site d’information Walla qu’il espérait que la banque Hadoar « corrigera cette injustice et qu’elle me permettra de toucher mon argent ».

Une information qui est survenue vingt-quatre heures après le blocage, par la Banque Leumi, du compte d’un autre partisan du mouvement pro-implantation sanctionné par les États-Unis, Yinon Levi. L’établissement bancaire a expliqué à ce dernier qu’il était tenu de se conformer aux règles qui déterminent que l’accès au système financier américain ou à ses logiciels, de la part d’individus ayant écopé de sanctions, était un délit pénal.

Selon les États-Unis, Chasdai avait été à l’origine d’un assaut meurtrier qui avait pris pour cible, l’année dernière, le village de Huwara, dans le nord de la Cisjordanie. L’attaque avait entraîné la mort d’un résident palestinien de la localité.

Le blocage de ce compte de la part de la banque Hadoar, qui est dirigée par la Poste israélienne, est particulièrement notable dans la mesure où elle appartient à l’État.

La banque Hapoalim a aussi annoncé qu’elle prévoyait de geler les comptes bancaires de deux autres partisans du mouvement pro-implantation.

Des résidents d’implantations regardant des voitures et des maisons qu’ils ont incendiées dans la ville de Huwara, en Cisjordanie, le 26 février 2023. (Crédit : Twitter)

Jeudi dernier, Biden avait signé un ordre exécutif déclarant l’urgence nationale – lui permettant de mettre en vigueur de nouvelles mesures de lutte contre les violences des membres du mouvement pro-implantation et notamment les sanctions qui ont été annoncées contre les quatre extrémistes.

Dans son entretien accordé à Walla, Chasdai a indiqué qu’il était « heureux de figurer sur la liste noire américaine – ils ont apparemment identifié quelque chose de réel dans ce que je représente ».

Il a ajouté qu’il n’avait aucunement l’intention de changer de comportement suite aux sanctions. « Que ce soit clair pour Biden, je continuerai mes opérations au nom du peuple d’Israël et au nom de la Terre d’Israël parce que le peuple Juif est bien vivant et qu’il a fait son retour sur sa Terre », aurait-il déclaré.

Il s’est montré insensible, de la même façon, à l’interdiction qui lui est dorénavant faite de se rendre aux États-Unis : « Je voudrais juste informer Biden que la Torah nous interdit de quitter la Terre sainte pour une terre impure et je suis donc heureux qu’il m’aide à respecter les enseignements de la Torah ».

Bon nombre d’informations et de données sur une recrudescence des violences de la part des partisans du mouvement pro-implantation ont émergé ces derniers mois depuis l’attaque commise par le Hamas sur le sol israélien, le 7 octobre. Le chef du Shin Bet, Ronen Bar, aurait mis en garde le cabinet sur les conséquences de ce phénomène.

Les attaques ont souvent pris pour la forme de vandalisme. Il y a eu aussi des jets de pierre sur des voitures, des agressions et même des meurtres présumés. Aucune poursuite judiciaire n’a eu lieu dans la majorité des cas, ont déploré les organisations de défense des droits humains.

L’initiative qui a été entreprise par l’administration américaine pour s’attaquer au phénomène est sans précédent. Les violences ont continué malgré les mises en garde répétées des États-Unis qui ont demandé à Israël de les combattre, et après une série de restrictions de visas qui avait été annoncée au mois de décembre. L’annonce survient également alors que Biden subit les pressions exercées par les progressistes du parti démocrate qui s’insurgent face au soutien continu apporté par le président à l’État juif dans la guerre contre le Hamas, et face à son opposition à un cessez-le-feu permanent.

Jacob Magid a contribué à cet article.

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