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Une commissaire de l’UE salue la résolution tchèque jugeant le BDS antisémite

La commissaire européenne à la Justice, aux Consommateurs et à l'Égalité des sexes, qui est tchèque, se félicite de cette résolution condamnant toutes formes d'antisémitisme

La commissaire européenne à la Justice et à l'Égalité des sexes, Vera Jourova, écoute une question lors d'une conférence de presse dans les locaux de la Commission à Bruxelles, en Belgique, le 12 juillet 2016. (Crédit : Darko Vojinovic / AP)
La commissaire européenne à la Justice et à l'Égalité des sexes, Vera Jourova, écoute une question lors d'une conférence de presse dans les locaux de la Commission à Bruxelles, en Belgique, le 12 juillet 2016. (Crédit : Darko Vojinovic / AP)

JTA — De façon inhabituelle, un haut fonctionnaire de l’Union européenne (UE) a célébré l’adoption par le Parlement tchèque d’une résolution qui classe la campagne de boycott d’Israël parmi les formes d’antisémitisme.

La Commissaire européenne à la Justice, aux consommateurs et à l’Égalité des sexes, la Tchèque Věra Jourová, a réagi sur Twitter mercredi : « Je salue le fait que @snemovna ait adopté une résolution condamnant toutes les formes d’#Antisémitisme dirigées contre des individus et des institutions religieuses, y compris la négation de la Shoah ».

Le Parlement et la justice allemands ainsi que des gouvernements de plusieurs autres pays ont qualifié le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël d’antisémites ou discriminatoires. Mais l’Union européenne ne l’a pas fait en raison des divergences d’opinion sur la question entre les différents États membres.

Vera Jourová n’a pas mentionné Israël, mais l’État juif est évoqué dans cinq des sept clauses de la résolution non contraignante adoptée mardi par la Poslanecká Sněmovna, la chambre basse du Parlement tchèque.

Katharina von Schnurbein, la coordinatrice de la Commission européenne pour la lutte contre l’antisémitisme, a souligné sur Twitter le langage employé dans la résolution tchèque, qui diffère de la manière dont il met l’accent sur Israël de plusieurs autres résolutions sur l’antisémitisme.

Dans les trois premières clauses, le Parlement tchèque « condamne fermement toutes les manifestations d’antisémitisme dirigées contre les individus, les institutions religieuses, les organisations ainsi que l’Etat d’Israël, et notamment la négation de la Shoah, rejette toute remise en doute du droit d’Israël à exister et à se défendre » et « condamne toutes les activités et déclarations des groupes qui appellent au boycott de l’Etat d’Israël, de ses produits, de ses services et de ses citoyens ».

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