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Une Iranienne participe à un tournoi d’échecs international sans hijab

Sara Khadem a été photographiée au championnat du Kazakhstan tête nue, rejoignant ainsi d'autres athlètes iraniennes qui ont concouru sans foulard pour défier le régime

La joueuse d'échecs iranienne Sara Khadem participant sans hijab à un tournoi d'échecs à Almaty, au Kazakhstan, le 26 décembre 2022. (Crédit : Lennart Ootes/FIDE)
La joueuse d'échecs iranienne Sara Khadem participant sans hijab à un tournoi d'échecs à Almaty, au Kazakhstan, le 26 décembre 2022. (Crédit : Lennart Ootes/FIDE)

La joueuse d’échecs iranienne Sara Khadem a participé cette semaine à un tournoi international sans hijab, la dernière d’une série de femmes iraniennes très en vue à éviter publiquement le voile depuis le début des manifestations nationales en août.

Citant deux médias iraniens, Reuters a rapporté mardi que Khadem a participé au Blitz Chess Championships et au FIDE World Rapid à Almaty, au Kazakhstan, sans hijab, qui est obligatoire pour les femmes selon la loi iranienne.

Les médias iraniens ont tous deux publié des photos de Khadem tête nue. L’un d’entre eux a publié une autre photo sur laquelle on la voit porter un hijab, mais n’a pas précisé si la photo avait été prise lors de la compétition à Almaty.

Khadem, qui est classée 804e au monde selon la Fédération internationale des échecs, n’a fait aucun commentaire.

Les manifestations en Iran ont été déclenchées par la mort en détention, le 16 septembre, de Mahsa Amini, 22 ans, après son arrestation pour avoir prétendument enfreint le strict code vestimentaire iranien pour les femmes.

Depuis le début des manifestations, les femmes protestataires sont descendues dans la rue, brûlant leur foulard et se coupant les cheveux au mépris des lois sur le port obligatoire du voile.

Khadem rejoint une liste croissante d’athlètes et d’équipes sportives iraniens qui ont fait des gestes publics en signe de solidarité avec les manifestations nationales contre le régime

En octobre, la grimpeuse iranienne Elnaz Rekabi a participé à une compétition sans foulard en Corée du Sud, ce qui lui a valu d’être assignée à résidence et contrainte de présenter des excuses, selon les informations de l’époque.

Plus tôt le même mois, l’Esteghlal, club de football de Téhéran, a refusé de fêter sa victoire à la Supercoupe d’Iran. Dans une interview d’après-match, le footballeur Siavash Yazdani avait dédié sa victoire aux « femmes et à ceux qui ont perdu des êtres chers ».

Avant le match d’ouverture de la Coupe du monde de la FIFA contre l’Angleterre, l’équipe nationale iranienne a choisi de ne pas chanter l’hymne national, vraisemblablement en signe de solidarité avec les manifestations dans leur pays.

Michael Horovitz a contribué à cet article.

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