Une Israélienne s’excuse d’avoir tenté d’écrire sur le Colisée de Rome
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Une Israélienne s’excuse d’avoir tenté d’écrire sur le Colisée de Rome

"C'était innocent", assure Olga Segal, qui avait tenté d'inscrire le nom de sa troupe de danse sur une colonne qui "comportait déjà des noms de gens du monde entier"

Des touristes assises devant le Colisée de Rome, juillet 2018. (Crédit : AP Photo/Gregorio Borgia)
Des touristes assises devant le Colisée de Rome, juillet 2018. (Crédit : AP Photo/Gregorio Borgia)

Une Israélienne détenue à Rome pour avoir dégradé une colonne de l’emblématique Colisée s’est excusée pour son geste samedi, insistant qu’il s’agissait d’une « erreur innocente » ayant pris une tournure disproportionnée.

« J’ai fait une erreur et je m’en excuse. C’était innocent. On a détruit ma réputation sans connaître les faits », a-t-elle dit au sujet de la couverture médiatique de l’incident en Italie et en Israël.

Olga Segal, âgée de 39 ans, encadrait une troupe de danse d’enfants, l’EIAAP, à Rome jeudi lorsqu’elle est passée devant l’une des colonnes intérieures de l’arène romaine, le plus grand amphithéâtre du monde, datant de 70-80 de l’ère commune. Elle s’est arrêtée pour ramasser un caillou et inscrire le nom de la troupe sur la colonne.

« C’était tout à fait innocent. Tout d’un coup, un policier est arrivé et m’a arrêtée. Je regrette de l’avoir fait. C’était un geste stupide, mais pas mal intentionné. Je ne l’ai pas fait la nuit quand il n’y a personne, mais au milieu de la journée, entourée de plein de gens », a-t-elle expliqué au site d’information Ynet.

Il y avait déjà « des noms de gens du monde entier », a insisté Olga Segal.

Après son arrestation, elle a été interrogée pendant deux heures, avant d’être libérée. Les autorités italiennes l’ont autorisée à retourner en Israël dans l’attente de son audition prévue le 2 mai.

L’incident a fait la Une du 20 heures en Italie et en Israël, et la famille s’est dite victime de harcèlement en ligne de la part d’Italiens et d’Israéliens.

Certains médias ont exagéré les dégâts. Les médias italiens ont notamment rapporté que la femme avait gravé le nom de la troupe en entier sur la colonne, alors qu’une photo publiée par la police locale montrait qu’elle n’avais réussi qu’à gribouiller les deux premières lettres avant d’être interpelée, ainsi que d’autres initiales inscrites par ses prédécesseurs.

« Au poste [de police], on nous a dit qu’elle n’était pas la seule », a fait savoir son mari à Ynet. « Aucun dégât n’est à déplorer, heureusement. Mais les réactions en Israël ont été très effrayantes. Cela montre à quel point on se déteste. C’était insultant, des gens ont écrit : ‘Suicide-toi, on va te pendre », et « la laide Israélienne’. Elle regrette ce qu’elle a fait. Ce n’était pas prémédité. Elle n’aurait pas imaginer que quelque chose comme se produise. »

Vendredi, un collègue de la danseuse a pris sa défense, affirmant qu’elle n’avait utilisé que des cailloux de craie et qu’il n’y avait aucun panneau d’interdiction.

« Ça ressemblait à un mur sur lequel tout le monde a dessiné, et aucun panneau ne l’interdisait », a assuré son collègue. « Elle a inscrite les lettres avec des cailloux de craie qui se trouvaient près du mur, comme s’ils avaient été placés là pour ça. »

« Tout le mur était rempli d’inscriptions », a indiqué un autre membre du groupe. « C’est peut-être interdit, mais tout le monde le fait. Elle s’est juste fait prendre. »

Selon des informations, plusieurs personnes ont été arrêtées avant elle pour les mêmes faits de vandalisme au Colisée.

Des officiels du site ont fait savoir que les dégâts étaient mineurs et seraient bientôt réparés.

« Les gens qui vandalisent ne devraient pas visiter des musées et des sites culturels », a déclaré Alfonsina Russo, la directrice du Colisée.

« Ce qui est surprenant ici, c’est qu’il s’agit de touristes venus dans un autre pays pour en apprendre plus sur le cœur de la civilisation occidentale », a-t-elle jugé.

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