Une jeune de 21 ans est la 1ere femme pilote de Tsahal élevée aux États-Unis
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Une jeune de 21 ans est la 1ere femme pilote de Tsahal élevée aux États-Unis

La lieutenante O. est l'une des 2 femmes de sa classe à avoir réussi la formation exigeante de 3 ans; elle pilotera un Boeing 707 de ravitaillement et de transport aérien

Une jeune femme de 21 ans, dont le nom n'a pas été dévoilé par la censure israélienne, est la première femme américaine pilote de l'armée de l'air d'Israël. (Tsahal)
Une jeune femme de 21 ans, dont le nom n'a pas été dévoilé par la censure israélienne, est la première femme américaine pilote de l'armée de l'air d'Israël. (Tsahal)

JTA – Une jeune femme Bostonienne de 21 ans, qui a mis de côté son projet de se lancer dans une carrière médicale aux États-Unis, est devenue la première femme pilote de l’armée de l’air israélienne ayant grandi aux États-Unis.

La lieutenante O., dont le père était lui-même vétéran de l’Armée de l’air israélienne, figure parmi les 39 lauréats, sur une classe de 500 élèves. Elle est également l’une des deux seules femmes pilotes à avoir achevé la formation exigeante de trois ans. La censure militaire israélienne a interdit que son nom de famille soit révélé.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et le président Reuven Rivlin étaient présents la semaine dernière pour la cérémonie dans le désert du Néguev.

« Je suis vraiment folle de joie », a déclaré la lieutenante O. à propos de son diplôme. « Ça m’a pris quelque temps avant de prendre conscience de toute cette excitation. Je l’ai ressentie lorsque ma famille a atterri. Avant, j’ai eu des tas de tests et de vols. »

La lieutenante O., originaire d’Israël mais qui a grandi aux États-Unis, a été formée pour piloter un Boeing 707. Son rôle consistera en des opérations de ravitaillement en vol et de transport de marchandises, notamment du matériel médical nécessaire pour combattre la pandémie de COVID-19.

Elle suit les traces de son père Boaz, ancien navigateur de l’Armée de l’air israélienne pendant 22 ans avant de s’installer aux États-Unis. Sa mère Naomi a également une connexion avec l’aviation – elle a travaillé comme hôtesse de l’air à Delta Airlines pendant plusieurs années après son service en tant qu’officier des communications de Tsahal. Naomi travaille à présent pour l’association caritative des Amis de Tsahal, qui offre ses services aux « soldats isolés » qui n’ont pas de famille pour les soutenir en Israël.

Sa sœur aînée est en Israël et travaille à la planification des opérations des forces spéciales de la marine israélienne.

Selon Naomi, le service d’O. a été particulièrement difficile pendant la pandémie, qui a empêché que sa fille lui rende visite.

« Nous ne l’avons pas vue pendant plus de 18 mois consécutifs », a déclaré Naomi. « Heureusement, elle avait sa sœur, qui est également une soldate seule là-bas, qui a fait de son mieux pour l’aider.

Au sujet du service en situation de soldat seule, la lieutenante O. a déclaré que ça a été « beaucoup plus facile pour elle que pour les autres soldats isolés » parce qu’elle parlait déjà l’hébreu et connaissait bien la culture israélienne, mais que la formation avait quand même été « la chose la plus difficile » qu’elle ait jamais effectuée. Et bien que son éducation israélienne aux États-Unis ait sans aucun doute été un atout, rejoindre l’armée était tout de même un « choc culturel » important.

Lorsqu’on lui a demandé si elle se considérait comme un modèle d’inspiration, la lieutenant O. a déclaré qu’elle espérait pouvoir utiliser sa notoriété pour motiver les autres. Elle a dit que c’était « un peu
perturbant » qu’il n’y ait pas davantage de femmes et de soldats isolés dans sa position.

Le lieutenant O. envisageait d’étudier la médecine aux États-Unis avant de prendre la décision de retourner en Israël et de s’enrôler dans l’Armée de l’air israélienne.

C’était « incontestablement la bonne décision », a-t-elle déclaré à la JTA lors d’un appel téléphonique.

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