Israël en guerre - Jour 225

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Une photo prouve l’identité du conducteur qui a tué Rafael Adana avant de s’enfuir

Selon les autorités, l'accident, qui n'aurait pas pu être évité, a été causé par Carol Fessler, 70 ans, et non sa fille

Des images prouvent que c'est Carol Fessler, 70 ans, qui a écrasé Rafael Adana, 4 ans, alors qu'il marchait dans la rue avec son grand-père à Netanya, le jour de Shabbat, le 6 mai 2023. (Vidéo de la Douzième chaine : utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)
Des images prouvent que c'est Carol Fessler, 70 ans, qui a écrasé Rafael Adana, 4 ans, alors qu'il marchait dans la rue avec son grand-père à Netanya, le jour de Shabbat, le 6 mai 2023. (Vidéo de la Douzième chaine : utilisée conformément à l'article 27a de la loi sur les droits d'auteur)

Les procureurs devraient montrer aux proches du petit garçon israélo-éthiopien tué dans un délit de fuite les images qui, selon eux, prouvent l’identité du conducteur, ont indiqué jeudi soir les médias israéliens, alors que des membres de la communauté éthiopienne faisaient part de leur mécontentement, accusant les autorités de comportement raciste.

Rafael Adana, 4 ans, avait été renversé par une voiture alors qu’il marchait avec son grand-père à Netanya, le 6 mai dernier. Grièvement blessé, il avait succombé à ses blessures à l’hôpital quelques jours plus tard.

Les chaines de télévision ont fait savoir, jeudi, que les enquêteurs avaient recueilli des images de 11 caméras montrant le véhicule avant et après l’incident, ainsi que des témoignages qui, selon eux, prouvent que c’est Carol Fessler, septuagénaire, qui était au volant. La rumeur avait circulé que Dre Heidi Fessler, sa fille, était également à bord de la voiture au moment de l’accident.

La Douzième chaine a indiqué qu’un témoin oculaire avait vu Adana descendre du trottoir, à un endroit dépourvu de passage piétons, et être heurté par le véhicule.

Un haut responsable de la police a déclaré à la chaîne de télévision qu’« au moment de l’accident, il était impossible de s’arrêter et d’empêcher la tragédie. La conductrice n’aurait en aucun cas pu rectifier sa trajectoire »

Fessler a quitté les lieux de l’accident sans s’arrêter, disant « ne pas avoir senti » de choc. Elle s’est rendue à la police quelques heures plus tard et a témoigné de la collision, a précisé la Douzième chaine. Elle a pu regagner son domicile, où elle a été assignée à résidence.

Des membres de la communauté éthiopienne et d’autres activistes se heurtant à la police lors d’une manifestation concernant la gestion par la police d’un délit de fuite mortel, à Tel Aviv, le 23 août 2023. (Crédit : Tomer Neuberg/Flash90)

Les procureurs ont fait savoir que les preuves recueillies indiquaient que l’accident n’aurait pas pu être évité et que Fessler serait jugée pour négligence, et non pour avoir causé la mort du jeune garçon. En l’absence d’acte d’accusation, des membres de la communauté éthiopienne ont reproché à la police et aux procureurs leur trop grande clémence et leur mauvaise prise en charge de l’affaire.

Ils demandent un acte d’accusation sévère contre Fessler.

Les preuves devraient être présentées aux proches d’Adana par les procureurs dans la journée de dimanche.

Les enquêteurs ont assuré qu’il n’existait pas d’images de l’accident.

Mercredi soir, à Tel Aviv, des manifestations contre la manière dont les forces de l’ordre ont géré l’affaire ont donné lieu à des violences. Selon la police, un agent a reçu un coup de couteau et 10 personnes ont été interpelées.

La police dit que les manifestants s’en sont pris aux policiers lorsque ces derniers ont tenté de disperser la manifestation, organisée sur l’autoroute Ayalon, au moyen de grenades assourdissantes et de canons à eau. Les « émeutiers ont résisté avec force et ont jeté des objets » sur les forces de l’ordre, a déclaré la police.

La famille Adana a déclaré par voie de communiqué: « Nous demandons à nos frères, sœurs et amis de faire preuve de retenue. Notre douleur est grande, mais nous ne voulons pas de violence, juste des solutions et la justice pour Rafael. »

« La dernière chose que nous voulons ou dont nous ayons besoin, c’est que l’on dise de notre communauté qu’elle est violente et qu’elle pose problème. Ne les laissez instrumentaliser notre communauté », a dit la famille.

La police est à la recherche de l’auteur du coup de couteau et qui a pris la fuite. « Nous prenons l’incident très au sérieux : en matière de violences faites aux représentants de l’ordre qui travaillent au maintien de l’ordre et à la sécurité des manifestants, c’est tolérance zéro », a noté la police par voie de communiqué.

Selon la police, trois autres policiers ont été blessés par des jets de pierres et d’objets. Lors de la manifestation, une dizaine de personnes au moins ont été interpelées pour « jet de pierres, agression de policiers et atteinte à l’ordre public ».

La manifestation de mercredi n’était pas la première suite à l’accident.

Lundi matin, des dizaines de manifestants se sont rassemblés devant le bureau du procureur de l’État à Tel Aviv. Ils ont ensuite défilé jusqu’à l’autoroute Ayalon, dont ils ont interrompu la circulation, avant d’être rapidement dispersés.

Rafael Adana. (Crédit : Facebook ; utilisée conformément à l’article 27a de la loi sur les droits d’auteur)

Les manifestants ont déclaré vouloir poursuivre leur action jusqu’à l’inculpation de la conductrice.

« S’il s’appelait Rafael Heshin ou Rafael Rubinstein, l’acte d’accusation aurait déjà été délivré », a déclaré à la foule le père du petit garçon, suggérant que la famille était victime de discrimination.

Ou Yarok, organisation dédiée à l’amélioration de la sécurité routière, a déclaré: « Les délits de fuite sont impardonnables. Israël doit déclarer la guerre aux conducteurs qui renversent des piétons et prennent la fuite, sans porter secours à leur victime. »

Ce n’est pas la première fois que la communauté éthiopienne reproche aux autorités leur approche judiciaire discriminatoire.

En 2019, la communauté avait organisé d’importantes manifestations suite à la mort d’un membre de la communauté tué par un policier en-dehors de ses heures de service. En 2015, une grande manifestation de soutien à la communauté éthiopienne contre les brutalités policières et le racisme avait donné lieu à des violences et à un affrontement généralisé sur la place Rabin de Tel Aviv.

Les membres de la communauté reprochent depuis longtemps aux divers gouvernements de ne rien faire pour Avraham Mengistu, Israélien d’origine éthiopienne détenu par le Hamas à Gaza.

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