L’aviation israélienne frappe 5 positions du Hamas après un tir gazaoui
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L’aviation israélienne frappe 5 positions du Hamas après un tir gazaoui

Quelques heures après avoir ciblé une position du groupe terroriste, l'aviation cible d'autres sites ; aucun blessé israélien ou palestinien

Judah Ari Gross est le correspondant militaire du Times of Israël.

Frappes aériennes israéliennes sur une position du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, après un tir de roquette contre Israël, le 6 février 2017. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)
Frappes aériennes israéliennes sur une position du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, après un tir de roquette contre Israël, le 6 février 2017. (Crédit : Mohammed Abed/AFP)

L’aviation israélienne a ciblé trois sites du Hamas dans le nord de la bande de Gaza lundi après-midi, quelques heures après avoir visé une position du groupe terroriste dans l’enclave côtière en réponse à une attaque à la roquette qui a eu lieu lundi matin, a annoncé l’armée.

Les médias palestiniens ont également annoncé que des tanks israéliens avaient à nouveau tiré sur une position du Hamas dans la bande de Gaza, après que des troupes israéliennes auraient entendu des coups de feu tirés dans leur direction près de la clôture de la frontière.

L’obus serait tombé près de la ville de Maghazi. Il n’y aurait pas de blessé.

Peu après 9h00, une roquette tirée depuis la bande de Gaza a touché un terrain vague situé au sud d’Ashkelon, sans faire de blessé ou de dégât, a annoncé Tsahal.

« L’enquête préliminaire suggère qu’un projectile tiré depuis la bande de Gaza a atterri dans une zone ouverte », a déclaré Tsahal dans un communiqué. Il n’y aurait aucun blessé.

En réponse, « un tank [israélien] a ciblé une position du Hamas dans le nord de la bande de Gaza » et l’a détruite. La position est située près de la ville de Beit Lahiya, a précisé l’armée.

Quelques heures après, les médias palestiniens gazaouis ont annoncé que l’aviation israélienne avait frappé des sites du Hamas situés à l’ouest de Jabaliya, dans le nord de Gaza. L’armée a confirmé avoir mené les frappes.

Un F-16 israélien à l'entrainement, le 25 novembre 2013. (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)
Un F-16 israélien à l’entrainement, le 25 novembre 2013. (Crédit : Ofer Zidon/Flash90)

Selon le média palestinien al-Quds, l’une des positions du Hamas visée par le raid aérien était une base navale.

Le ministère gazaoui de la Santé a déclaré sur Twitter qu’aucun Palestinien n’avait été blessé par ces représailles.

L’alerte à la roquette a eu lieu deux jours après la mort d’un expert de la branche armée du Hamas dans une mystérieuse explosion.

Israel's coastal city of Ashkelon lies 8 miles north of the Gaza Strip (photo credit: Courtesy Wiki commons)
Ashkelon, située au nord de la bande de Gaza. (Crédit : WikiCommons)

La sirène d’alerte à la roquette avait retenti vers 9h00 à Zikim et Karmiya, dans la région de Hof Ashkelon, au sud de la ville d’Ashkelon, précipitant les habitants dans les refuges.

Peter Lerner, porte-parole de l’armée, a affirmé que ces alertes « perturbent la vie quotidienne des Israéliens. »

« Tsahal ne tolèrera pas de tirs de roquette contre les civils et continuera à assurer la sécurité et la stabilité de la région », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Les troupes israéliennes avaient commencé lundi matin à fouiller la zone pour localiser la roquette, a précisé l’armée.

Si le système de défense anti-missile de l’armée, le Dôme de Fer, calcule qu’une roquette va tomber dans une zone non peuplée, il ne tente généralement pas de l’intercepter.

Lundi matin, des médias palestiniens avaient annoncé que quatre véhicules israéliens avaient traversé la clôture de la frontière et dégagé des obstacles la zone tampon entourant la bande de Gaza.

Aucun groupe terroriste palestinien n’a revendiqué pour l’instant le tir de roquette, mais depuis la guerre de 2014, ces attaques sont généralement menées par des groupes salafistes radicaux.

L’armée israélienne répond généralement en frappant des positions du Hamas, considéré comme responsable du territoire.

Le mois dernier, le système d’alerte aux roquettes s’était déclenché dans les communes d’Ein Hashlosha et Nirim, mais il s’agissait d’une fausse alarme.

A l’époque, l’armée n’avait pas précisé ce qui avait déclenché l’alarme.

Dov Lieber et l’AFP ont contribué à cet article.

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