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Une start-up israélienne de protéines végétaliennes signe un contrat avec l’Inde

Nextferm produira à bas coût des protéines à base de levure au goût neutre, d'une valeur nutritionnelle similaire à celle des protéines animales

Sharon Wrobel est journaliste spécialisée dans les technologies pour le Times of Israel.

ProteVin, une poudre de protéine fermentée végétalienne sans OGM à base de levure. (Autorisation)
ProteVin, une poudre de protéine fermentée végétalienne sans OGM à base de levure. (Autorisation)

La start-up israélienne Nextferm, qui produit des nutriments alternatifs à base de levures, a signé un contrat pour la fabrication commerciale de ses protéines végétaliennes fermentées en Inde.

La société basée à Yokneam Illit a annoncé mercredi la signature d’un contrat avec Kothari Fermentation and Biochem, un sous-traitant indien, pour produire Protevin, son produit phare. Kothari fabrique des levures de boulangerie ainsi que d’autres produits à base de levures.

L’annonce a fait grimper de 34 % les actions de Nextferm, à la Bourse de Tel Aviv, à la clôture mercredi.

Fondée en 2013 par Boaz Noy et Moran Gendelman, qui en sont les PDG, Nextferm s’est spécialisée dans le développement de protéines et nutriments à base de levures grâce aux technologies de fermentation.

ProteVin, sa poudre de protéine fermentée végétalienne sans OGM, se targue d’avoir une valeur nutritionnelle similaire aux protéines animales. Neutre sur le plan gustatif, elle n’a pas l’arrière-goût caractéristique des protéines végétales.

Cette protéine élaborée à base de levures peut entrer dans la composition de plusieurs produits sur le marché des protéines alternatives, comme le lait ou les substituts laitiers et de viande, la nutrition infantile ou adulte, la nutrition sportive et les boissons fruitées.

Le marché mondial des protéines alternatives représente actuellement 76,3 milliards de dollars en 2023 et devrait atteindre 423 milliards d’ici 2033, selon un rapport de Future Market Insights.

« ProteVin est la seule protéine alternative sur le marché avec un goût neutre et une valeur nutritionnelle identique à ses équivalents d’origine animale. Nous sommes persuadés qu’elle a vocation à devenir un élément de tout premier plan dans l’industrie mondiale des protéines alternatives », assure Noy.

La start-up israélienne Remilk utilise un processus de fermentation à base de levures pour produire des protéines de lait sans animaux qui, aux dires de la société, ont le même goût et la même qualité que les protéines de lait issues des vaches, le tout sans lactose ni cholestérol ou d’hormones de croissance. (Crédit : Remilk)

Selon les termes du contrat, l’usine de production en Inde pourra dégager jusqu’à 4 millions de dollars de revenus par an. Nextferm investira un total de 2 millions de dollars pour la mise en production, achat des équipements compris. Tout devrait être prêt à fonctionner d’ici le dernier trimestre 2023.

Cette usine indienne se fera à la place de celle un temps envisagée par Nextferm en Macédoine du Nord.

« Ces derniers mois, nous avons fait en sorte de trouver une alternative viable et flexible à l’usine prévue en Macédoine du Nord, qui soit conforme avec les capacités et ressources financières de l’entreprise », explique Noy. « La configuration de la production en Inde nous permettra de répondre à une demande croissante de ProteVin, avec un investissement plus faible que prévu et des marges préservées pour augmenter les capacités dans le futur. »

Nextferm est entré en bourse en 2021 en levant 30 millions de shekels, pour une valorisation de 115 millions de shekels à la Bourse de Tel Aviv. En mars dernier, la startup a levé 5,2 millions de dollars auprès de divers investisseurs, portant le total des fonds obtenus à ce jour à 36 millions de dollars.

Depuis le déploiement de la production commerciale de ProteVin l’an dernier, Nextferm a reçu des commandes et conclu des accords d’approvisionnement pour plus de 3 millions de dollars, en provenance des États-Unis, d’Allemagne, de Singapour et d’Amérique du Sud.

Depuis cette année, elle souligne que cinq sociétés alimentaires et de compléments alimentaires, aux États-Unis et en Europe, ont lancé des produits végétaliens incorporant ProteVin, à l’instar de Swanson, marque reconnue de suppléments nutritionnels, Spacemilk, marque de produits de santé et de nutrition sportive végétalienne ou encore Mushroom Design.

Utilisée depuis longtemps pour fabriquer de la bière, la fermentation est également utilisée pour tirer parti des qualités chimiques de micro-organismes tels que les bactéries ou les champignons. La fermentation de précision met en oeuvre des microbes, utilisés comme
« des usines cellulaires » pour produire des protéines, des enzymes, des agents aromatisants, des vitamines, des pigments ou des graisses spécifiques. Ces derniers peuvent ensuite être utilisés pour produire de la viande ou des fruits de mer alternatifs, du lait, des crèmes glacées, beurres, fromages ou autres produits tels que la gélatine.

En 2022, Israël s’est classé deuxième derrière les États-Unis pour les investissements dans les protéines alternatives et ses startups ont levé près de 454 millions de dollars, selon les données du Good Food Institute (GFI) Israel, organisation à but non lucratif qui promeut la recherche et l’innovation dans le domaine des technologies alimentaires. On estime à 60 % la part des investissements dans des entreprises israéliennes de technologies alimentaires qui sont allés à des startups de protéines alternatives.

En ce qui concerne les protéines fermentées, qui utilisent des micro-organismes tels que les bactéries et les champignons, Israël occupe également la deuxième place derrière les États-Unis, avec 18 % des investissements soit 147 millions de dollars en 2022.

L’un des contrats les plus importants signés l’an dernier par une start-up israélienne de technologie alimentaire sur le marché des protéines alternatives l’a été par Remilk, fabricant de lait et produits laitiers sans animaux, pour plus de 124 millions de dollars. La société utilise un processus de fermentation à base de levures pour fabriquer des protéines de lait qui, aux dires de la société, ont le même goût et les mêmes qualités organoleptiques que les protéines du lait de vache, le tout sans lactose ni cholestérol ou hormones de croissance.

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