La retraite au soleil d’anciens officiers SS
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La retraite au soleil d’anciens officiers SS

Des anciens nazis ont longtemps trouvé refuge au Moyen-Orient

En décembre 2014, Efraim Zuroff, directeur du centre Simon Wiesenthal à Jérusalem, indiquait qu’Aloïs Brunner, chef du camp de Drancy et responsable de la déportation de 128 500 juifs, était mort en 2010 en Syrie.

Cette déclaration avait alors fait polémique, le très célèbre chasseur de nazi Serge Klarsfeld, avait déclaré qu’Aloïs Brunner était bien mort en Syrie, mais il y a une vingtaine d’années.

Cette polémique avait néanmoins été l’occasion de révéler que de nombreux SS s’étaient réfugiés au Moyen-Orient, notamment en Syrie.

Un documentaire diffusé le mois dernier sur la chaîne Histoire revient de façon méthodique sur la mise en place d’une filière qui a permis la fuite de criminels nazis vers le Moyen-Orient.

La réalisatrice Géraldine Schwarz, a mené une enquête approfondie. Elle y dénonce l’établissement d’un réseau important, en collaboration avec des dignitaires religieux.

Ainsi Gustav Wagner, chef du camp d’extermination de Sobibor put s’échapper en Syrie. Franz Stangl, chef du camp de Treblinka, connut le même sort et rejoignit la Syrie.

La Syrie accueillera ainsi une cinquantaine de SS. L’Egypte sera aussi une terre d’asile pour de nombreux nazis.

Chose surprenante, c’est la fonction qu’occupent ces nazis au sein de leur terre d’accueil.

Ces derniers ne se cachaient pas de leur passé, bien au contraire. Leurs compétences furent mises à profit.

Ainsi, les services secrets israéliens révèleront, au lendemain de la Guerre d’Indépendance, que l’armée syrienne était commandée par des anciens officiers allemands.

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