Uzi Dayan au procès Azaria : les terroristes doivent être tués
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Uzi Dayan au procès Azaria : les terroristes doivent être tués

Lors du procès pour homicide d'Elor Azaria, l'ancien chef d'Etat-major adjoint s’est montré en faveur du meurtre des attaquants, même s’ils ne présentent pas de danger

Elor Azaria devant la Cour militaire de Jaffa, le 5 juillet 2016. (Crédit : Flash90)
Elor Azaria devant la Cour militaire de Jaffa, le 5 juillet 2016. (Crédit : Flash90)

Un ancien chef d’Etat-major adjoint de l’armée israélienne a déclaré lundi devant la cour que les terroristes devraient être tués et qu’ils étaient « voués à mourir ».

Uzi Dayan, général et neveu du célèbre général Moshe Dayan, a témoigné devant le tribunal militaire en soutien au sergent Elor Azaria, mis en examen pour homicide pour avoir tué un attaquant palestinien désarmé en mars dernier.

« Les terroristes doivent être tués », a déclaré Dayan.

Il a ajouté que, lors de son service, il avait autorisé à tuer des terroristes, même si ces derniers ne présentaient aucun danger.

Azaria est mis en examen après avoir été filmé en train de tirer sur la tête d’Abdel Fattah al-Sharif, un terroriste palestinien, le 24 mars dernier, environ 15 minutes après que Sharif a été neutralisé par les soldats qu’il avait tenté de poignarder à Hébron.

Uzi Dayan, ancien général et neveu de Moshe Dayan. (Crédit : Moshe Shai/Flash 90)
Uzi Dayan, ancien général et neveu de Moshe Dayan. (Crédit : Moshe Shai/Flash 90)

Le soldat a déclaré en juillet qu’il suspectait al-Sharif de porter des explosifs.

Dayan, dernier d’une série de témoins appelé par la défense d’Azaria, a demandé si le procès faisait plus de mal que de bien. Il a tout de même admis qu’il ne savait pas si Azaria avait raison ou tort.

« Je ne m’occupe pas de ce qui s’est passé, mais je suis inquiet de ce qu’il va se passer. De ce que je comprends, chaque jour, ces discussions font du tort, et c’est pour cela que je suis venu. »

Dayan et le général Dan Biron, qui a témoigné après lui, ont déclaré qu’il revenait au soldat sur le terrain de déterminer la dangerosité de la situation.

Elor Azaria, soldat israélien jugé pour homicide, et son père Charlie, devant la Cour militaire de Jaffa, le 6 juillet 2016. (Crédit : Flash90)
Elor Azaria, soldat israélien jugé pour homicide, et son père Charlie, devant la Cour militaire de Jaffa, le 6 juillet 2016. (Crédit : Flash90)

Lundi, le père d’Azaria est apparu au tribunal pour la première fois depuis l’accident vasculaire cérébral dont il a été victime. C’est accompagné que Charlie Azaria, en pleurs, a enlacé son fils pendant de longues minutes.

Ce procès a eu d’importantes répercussions sur la politique et la société israéliennes. La protection de l’armée et de ses soldats est une valeur profondément ancrée dans le psychisme national depuis des décennies.

L’armée a insisté pour qu’Azaria soit inculpé en raison de ce que ses détracteurs appellent une exécution extra-judiciaire. Certains à droite le considèrent comme un « héros », et l’armée a été accusée de l’avoir abandonné.

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