Vaccin/COVID-19 : Israël va débuter ses premiers tests cliniques le 1er novembre
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Vaccin/COVID-19 : Israël va débuter ses premiers tests cliniques le 1er novembre

L'Israel Institute for Biological Research commencera la première phase sur deux volontaires, puis sur 80, puis sur 980 et enfin sur 25 000 vers avril ou mai

Le ministère de la Défense a annoncé qu’Israël allait entamer le 1er novembre prochain ses premiers essais cliniques d’un vaccin innovant contre le nouveau coronavirus, alors que les autorités tentent d’endiguer la seconde vague de contamination.

L’Israel Institute for Biological Research commencera la première phase, le 1er novembre, sur deux volontaires, désignés par les hôpitaux Sheba et Hadassa, a souligné M. Shapira.

Selon les premières réponses, les autorités passeront de deux à 80 cobayes, âgés de 18 à 55 ans, pour terminer la première phase, puis en décembre à 980 pour la seconde phase, et enfin à 25 000 cobayes pour la troisième, et dernière, phase des tests cliniques prévue vers avril ou mai.

Si le vaccin s’avère efficace et ne donne lieu a aucun effet indésirable gênant, il sera alors approuvé et pourra être utilisé sur l’ensemble de la population.

Des flacons d’un éventuel vaccin contre le coronavirus sur une chaîne de montage, à l’Institut israélien de recherche biologique, le 25 octobre 2020. (Crédit : Ministère de la Défense)

Dans chaque cas, les participants recevront une injection, soit le vaccin, soit un placebo. Après quelques heures d’observation, ils seront autorisés à rentrer chez eux et seront suivis pendant trois semaines pour vérifier les effets secondaires et s’assurer que les personnes ayant reçu le vaccin développent des anticorps contre le virus.

« C’est un jour d’espoir pour les citoyens d’Israël, grâce aux chercheurs de l’IIBR. Il y a à peine deux mois, j’ai reçu le premier flacon du vaccin, aujourd’hui, nous avons 25 000 doses et nous entamons la prochaine phase de l’essai », a déclaré le ministre de la Défense Benny Gantz.

Le ministre de la défense Benny Gantz visite un laboratoire de l’Institut israélien de recherche biologique, le 25 octobre 2020. (Crédit : ministère de la Défense)

Jusqu’à présent, 25 000 doses ont été produites avec à terme le projet d’accroître la production à 15 millions de doses, un nombre supérieur à la population du pays (9 millions d’habitants).

« Je voudrais remercier les dizaines de chercheurs qui travaillent nuit et jour sur cette mission nationale, en coopération totale avec le ministère de la Santé. Vous êtes « l’unité commando » de cette période complexe, assurant les arrières des citoyens israéliens. Vous menez une mission d’une importance internationale et historique », a-t-il dit.

Un scientifique travaille au laboratoire de l’Institut israélien de recherche biologique, le 25 octobre 2020. (Crédit : ministère de la Défense)

La première étape du test se fera avec des participants en bonne santé, âgés de 18 à 55 ans ; la deuxième étape se fera avec des participants en bonne santé de plus de 18 ans ; et la troisième étape ne sera pas limitée par l’âge ou l’état de santé des participants.

Lors de la deuxième phase des tests, a déclaré le ministère de la Défense, les scientifiques visent à « compléter les précautions de sécurité du vaccin, à déterminer le dosage efficace, et à préciser l’efficacité du vaccin ».

La troisième et dernière étape permettra de garantir son efficacité sur toute la population.

L’Institut for Biological Research, une organisation généralement dans l’ombre qui opère sous les auspices du ministère de la Défense sur les questions liées à la guerre chimique et biologique, a déclaré qu’il avait utilisé des techniques de pointe pour mettre au point son vaccin.

Il existe différentes approches, basées soit sur des catégories de vaccins éprouvées soit sur des techniques plus innovantes, comme par exemple le vaccin à vecteur viral (VRV) où les chercheurs utilisent comme support un autre virus qui est transformé et adapté pour combattre la COVID-19.

Dans le cas israélien, les laboratoires de l’Institut de recherche biologique ont produit un vaccin de type VRV qui a induit une « réponse immunitaire efficace » chez des petits animaux comme des souris, des hamsters et des lapins et de plus grosses bêtes comme des porcs, a indiqué le Dr. Shmuel Shapira, directeur de l’IIBR.

Le vésiculovirus de l’Indiana avec de nouveaux pics de coronavirus attachés à celui-ci, qui seront utilisés dans un vaccin potentiel, comme le montre une photographie publiée par l’Institut israélien de recherche biologique, le 25 octobre 2020. (Crédit : ministère de la Défense)

« C’est un vaccin moderne, à la pointe de la technologie internationale, qui offre un niveau de protection suffisante en une dose unique », a indiqué le ministère.

« La sécurité de ce vaccin a été prouvée dans de nombreux tests, ce qui ouvre la voie aux essais cliniques sur des participants humains », a déclaré le laboratoire.

« Nous entamons une étape cruciale [du développement du vaccin] : la phase des essais cliniques. J’ai confiance dans les capacités de nos scientifiques et je suis certain que nous pourrons produire un vaccin sûr et efficace », a déclaré Shapira.

Des flacons d’un éventuel vaccin contre le coronavirus sur une chaîne de montage, à l’Institut israélien de recherche biologique, le 25 octobre 2020. (Crédit : Ministère de la Défense)

« Nous continuerons à travailler en faveur de la santé des citoyens israéliens, de l’économie et de la société de l’Etat d’Israël. Notre objectif est de créer 15 millions de doses pour les résidents d’Israël et pour nos voisins », a-t-il ajouté.

Ce vaccin potentiel a été baptisé « BriLife », un mélange des mots « Briout » (santé en hébreu) et « life » (vie en anglais) et entre les deux les initiales « IL » d’Israël, ainsi que l’acrononyme du laboratoire, IIRB.

En date de lundi matin, le nombre de cas actifs en Israël était de 16 310. Parmi eux, 506 patients sont dans un état grave. Le bilan de la pandémie en Israël s’élève à 2 397 morts.

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