Val-d’Oise: 4 ados en garde à vue pour une agression à la sortie d’une synagogue
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Val-d’Oise: 4 ados en garde à vue pour une agression à la sortie d’une synagogue

La victime de 14 ans s'est vu prescrire deux jours d'incapacité totale de travail

Un soldat français posté devant une synagogue parisienne, le 12 janvier 2015. Illustration. (Crédit : AFP/Joël Saget)
Un soldat français posté devant une synagogue parisienne, le 12 janvier 2015. Illustration. (Crédit : AFP/Joël Saget)

Quatre adolescents ont été interpellés mercredi soir dans le Val-d’Oise, peu après l’agression d’un garçon juif de 14 ans qui sortait de la synagogue de Montmagny, a-t-on appris jeudi de sources proches de l’enquête.

Le garçon a expliqué avoir d’abord été traité de « sale juif » par un groupe de huit jeunes alors qu’il jetait des pétards en compagnie de son frère et de sa soeur dans un parc proche de la synagogue, avant la célébration la fête de Pourim, selon l’une de ces sources.

A la fin de l’office, vers 20H00, le garçon, aîné de la fratrie, était sorti de la synagogue peu avant sa famille.

C’est alors que, « légèrement isolé », il aurait été encerclé par une dizaine de jeunes qui lui auraient donné des coups, notamment avec une branche d’arbre, cassé ses lunettes et volé sa kippa tout en proférant des insultes antisémites, ont ajouté les sources, confirmant en partie des informations d’Europe 1.

La victime s’est vu prescrire deux jours d’incapacité totale de travail (ITT), a précisé l’une de ces sources.

Vers 22H30, quatre adolescents du quartier – trois de 14 ans et un autre de 15 ans – ont été interpellés par la brigade anti-criminalité (BAC) et placés en garde à vue pour violences aggravées, notamment en raison de la religion.

Sans antécédents, ils « ont reconnu qu’ils étaient présents dans le groupe agresseur », sans donner de précisions, selon une source proche de l’enquête. Deux d’entre eux ont été reconnus par la victime.

Fin janvier, une affaire impliquant dans ce même département, à Sarcelles, un garçon juif de huit ans avait suscité une vive émotion dans la communauté juive et la classe politique.

L’enfant avait rapporté que, alors qu’il portait sa kippa, deux jeunes l’avaient fait tomber avec un croche-pied avant de lui donner quelques coups au sol. Le parquet de Pontoise avait retenu le caractère antisémite de l’agression.

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