Victime de l’attaque : par “miracle”, le terroriste n’a pas tiré tout de suite
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Victime de l’attaque : par “miracle”, le terroriste n’a pas tiré tout de suite

Eitan Finkel, qui a conduit pendant 20 minutes dimanche soir avec une balle dans la jambe et six enfants assis à l'arrière, dit que le tireur a hésité

Eitan Finkel s'adresse aux médias depuis le centre médical Shaare Zedek de Jérusalem, le 10 juillet 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Eitan Finkel s'adresse aux médias depuis le centre médical Shaare Zedek de Jérusalem, le 10 juillet 2016. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

L’Israélien blessé samedi soir par une attaque à main armée en Cisjordanie a déclaré que le terroriste n’avait pas tiré sur sa voiture avant qu’il ne l’ait dépassé, ce qu’il a décrit comme un « miracle ».

Eitan Finkel, qui a été blessé à la jambe, a dit aux journalistes depuis le centre médical Shaare Zedek de Jérusalem dimanche qu’il rentrait chez lui, à Netivot, dans le sud, depuis l’implantation de Metzad avec sa femme et six enfants quand ils ont repéré l’homme armé.

« Quand nous sommes arrivés au carrefour T, à juste deux mètres, ma femme et moi avons vu un terroriste devant nous avec une arme… pointée sur nous. Nous avons attendu un bruit. Ma femme a crié, et j’ai crié. »

« Pourquoi n’a-t-il pas tiré, je ne sais pas », a-t-il ajouté.

Finkel a décrit comment il avait tourné à droite au carrefour, et ensuite, « j’ai entendu des tirs. Le pare-brise a craqué, j’ai vu que j’étais toujours vivant, Dieu merci, et j’ai fui. J’ai appuyé sur l’accélérateur. »

Un véhicule israélien pris pour cible près de l'implantation de Tekoa, en Cisjordanie, le 9 juillet 2016. (Crédit : porte-parole du Gush Etzion)
Un véhicule israélien pris pour cible près de l’implantation de Tekoa, en Cisjordanie, le 9 juillet 2016. (Crédit : porte-parole du Gush Etzion)

Après avoir conduit environ cinq minutes, les Finkel ont vu une jeep militaire garée sur le côté de la route et se sont arrêtés pour obtenir de l’aide.

« Je sentais ma chaussure se remplir de sang. J’avais peur de perdre conscience. Je me suis arrêté devant les soldats et leur ai dit que j’avais reçu une balle dans le pied. »

Mais quand les soldats sont arrivés pour le sortir de sa voiture, Finkel n’a pas voulu sortir du véhicule, disant que c’était dangereux. Les soldats lui ont alors demandé de conduire jusqu’à une autre zone, où une ambulance attendait.

« Il m’a demandé si je pouvais sortir et j’ai dit oui, alors il m’a dit, ‘allez-y, il y a une ambulance là-bas’. C’était à 10 – 15 minutes, en conduisant vite. J’y suis arrivé, et ma femme m’a dit, ‘continue, va un peu plus loin’. J’ai dit que je ne pouvais pas, je sentais que je perdais conscience. J’ai garé la voiture, ma femme a appelé les soldats et ils ont fait un garrot. »

Les six enfants du couple, à l’arrière de la voiture, ne savaient pas ce qu’il se passait, a-t-il dit.

Finkel a décrit l’hésitation du terroriste avant qu’il ne commence à tirer comme un « miracle ».

« Une balle m’a touché et ma famille s’en est sortie sans une égratignure ; par miracle. »

L’attaque a eu lieu au sud du carrefour T, sur la route liant les parties est et ouest du Gush Etzion, un bloc d’implantations au sud de Jérusalem.

L’armée israélienne avait lancé une chasse à l’homme pour localiser le ou les auteurs de l’attaque, a annoncé un porte-parole militaire, et a bouclé les villages palestiniens de Sair et al-Aroub.

L’attaque de dimanche a eu lieu après le meurtre brutal d’Hallel Yaffa Ariel, 13 ans, jeudi dernier, dans l’implantation de Kiryat Arba, près de Hébron. Ariel a été poignardée à mort par un terroriste palestinien alors qu’elle dormait dans sa chambre.

Le lendemain, le rabbin Miki Mark, directeur de la yeshiva de l’implantation d’Otniel, a été tué quand des terroristes palestiniens ont pris pour cible sa voiture alors qu’il conduisait sur la route 60 avec sa famille. L’épouse de Mark a été grièvement blessée, et deux de ses enfants ont été blessés.

Depuis octobre 2015, 35 Israéliens et quatre ressortissants étrangers ont été assassinés pendant la vague de terrorisme palestinien et de violence. Plus de 200 Palestiniens ont également été tués – les deux tiers pendant qu’ils attaquaient des Israéliens, et les autres pendant des affrontements avec les troupes, selon l’armée israélienne.

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